Festival du cinéma américain de Deauville:
Une 52ème édition éblouissante!
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Créé en 1975, le Festival a germé dans la tête de André Halimi et Lionel Chouchan, deux visionnaires qui voulaient ancrer un festival inédit dans la station balnéaire de Deauville au moment où les parasols colorés quittaient la plage, ses cabines se fermaient et les touristes regagnaient leurs pénates. L’idée ? Ouvrir à tous, professionnels comme public, les portes des grands studios hollywoodiens ou faire découvrir des œuvres indépendantes d’outre-Atlantique… 52 ans plus tard, rien n’a changé, si ce n’est que le Festival a pris ses quartiers dans toute la ville, des salles du cinéma Morny (à l’angle de la rue depuis 1949), dans celle du casino Barrière et dans l’immense salle du C.I.D, lieu emblématique du festival qui peut compter sur 1500 spectateurs lors d’une séance.
Année après année, ce sont des milliers de festivaliers, journalistes, professionnels du monde du cinéma, invités, membres du jury qui se relaient dans les sièges rembourrés de leurs lieux de projection préférés. |
Et parce que ce Festival est chez à notre cœur, nous avons décidé, cette année, de revenir dans notre bonne vieille formule de retour écrit mais aussi de ponctuer notre présence sur place d’enregistrements de petites capsules vidéo à découvrir sur nos pages de réseaux sociaux.
Des planches aux projections en passant par les cabines ou la plage de Deauville, cette 52ème édition nous avons laissé un peu de nous dans chaque lieu de cette station balnéaire et jusque dans le profil Instagram de Ethan Hawke qui nous a rejoint dans que l’on s’y attende dans l’enregistrement de son petit portrait !
► Les invités
Ils étaient des centaines à s'être levés de bon matin le 5 september dernier pour prendre place aux abords des planches de la célèbre plage de Deauville. Accoudés aux barrières, installés sur les marches de leur escabelle, curieux, badaux ou fans de Ethan Hawke ont attendus de pieds fermes la venue d'un acteur qu'on ne présente plus.
Des planches aux projections en passant par les cabines ou la plage de Deauville, cette 52ème édition nous avons laissé un peu de nous dans chaque lieu de cette station balnéaire et jusque dans le profil Instagram de Ethan Hawke qui nous a rejoint dans que l’on s’y attende dans l’enregistrement de son petit portrait !
► Les invités
Ils étaient des centaines à s'être levés de bon matin le 5 september dernier pour prendre place aux abords des planches de la célèbre plage de Deauville. Accoudés aux barrières, installés sur les marches de leur escabelle, curieux, badaux ou fans de Ethan Hawke ont attendus de pieds fermes la venue d'un acteur qu'on ne présente plus.
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Foulant à son tour les planches, accompagné de l'équipe du film "Les contrebandiers" présenté la veille en ouverture du Festival du cinéma américain, l'acteur au sourire reconnaissable entre tous, vêtu d'une chemise kaki, d'un pantalon Wrangler vert et de boots, a joué le jeu des photographes et du public, révélant son nom devant la cabine N°140, celle qui jouxte celle de Brendan Fraser qui, à son tour, se prêtera au même exercice.
Photos, dédicaces, saluts de la main généreux, les quelques minutes qui ont permis aux festivaliers de toucher du doigt Ethan Hawke se sont égrainées sous un soleil généreux, aussi généreux que son invité du jour qui marquera son passage dans un livre d'or d'un ""Carpe diem, with love"" quatre mots qui disent tout. |
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Le lendemain, c’était au tour de Brendan Fraser de se prêter au même exercice. L’acteur qui est revenu récemment sous les projecteurs avec “The Whale” (qui lui a valu un Oscar) et le très beau et incontournable “Rental Family” était present à Deauville pour recevoir un hommage pour l’ensemble de sac arrière mais aussi pour presenter le dernier long-métrage de son ami Anthony Maras, “Pressure”, où il incarne le Général et future 34ème President des Etats-Unis, Dwight D. Eisenhower.
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Emu par l’accueil qui lui a été réservé aussi bien au C.I.D que sur les planches ensoleillées, Brendan Fraser a su partager son humanité, son amour du cinéma et de tout ce qui le célèbre en toute humilité. Et ce n’est pas tout ! Si nous n’avons pas pu croiser leurs regards et assister à leurs hommages, Faye Danaway, Susan Sarandon, Sophie Tatcher et Patrick Schwarzenegger ont eux aussi pris part au Festival et aux diverses cérémonies qui les mettaient à l’honneur, des jeunes acteurs ou actrices confirmées qui font vivre le septième art chacun à leur manière. |
Et si croiser celles et ceux qui font vivre le cinéma américain est un privilège, revenons à notre démarche première, celle de faire le retour des films vus, du palmarès de la compétition et des petits événements qui ont ponctué les deux week-ends de notre présence sur place
► La compétition
En assistant uniquement aux séances des deux week-ends passés sur place, notre but premier était de découvrir un maximum de films proposés en compétition.
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Car si certains prendront le chemin d’autres festivals européens et que d’autres se frayeront une place dans les sorties des semaines/mois à venir, ce n’est pas le cas de tous. Et passer à côté des propositions singulières de réalisatrices et réalisateurs américains seraient dommage.
C’est pourquoi, nous avions relevé quelques films qui nous semblaient immanquables et que nous avons eu la chance de découvrir sur place, des films issus d’une programmation qui semblait détenir un fil rouge : celui de présenter des personnages qui manquaient d’un petit quelque chose pour exister, qui sont parvenus à surmonter leur démon, leur douleur ou leur solitude pour grandir, s’épanouir quelques instants ou au lendemain d’une croisée qui a changé leur destin. |
A Prayer for the dying
(François ★★★)
Au lendemain de la guerre de Sécession, dans le Wisconsin, Jacob Hansen, vétéran, entretient l’espoir d’une nouvelle vie. Mais une épidémie sème soudainement le chaos et transforme l’espoir en cauchemar. Jacob, shérif, croque-mort et pasteur de sa ville, doit se battre pour sauver la communauté, sa famille et son âme.
(François ★★★)
Au lendemain de la guerre de Sécession, dans le Wisconsin, Jacob Hansen, vétéran, entretient l’espoir d’une nouvelle vie. Mais une épidémie sème soudainement le chaos et transforme l’espoir en cauchemar. Jacob, shérif, croque-mort et pasteur de sa ville, doit se battre pour sauver la communauté, sa famille et son âme.
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Rattrapé lors du dernier dimanche du Festival, on peut dire de « A Prayer for the Dying » qu’il est un western peu conventionnel. Tout d’abord, parce que son histoire se déroule en 1870, soit après la guerre de Sécession, et renvoie donc à la fin de la période du Far West telle que nous nous la représentons. Ensuite, parce que la réalisatrice Dara Van Dusen s’empare d’un sujet relativement peu développé au cinéma : le développement d’une épidémie dans une petite ville de l’Ouest américain. Ici, point d’attaque de convois postaux ou de braquage de banque, seulement un homme de foi qui revêt les habits de pasteur et de shérif.
Nous évoquions une certaine modernité avec ce Far West tardif, et les nombreux déplacements du shérif à bicyclette en sont le meilleur exemple ! Mais ce qui constitue le premier choc visuel tient à une réalisation de haute tenue et à une photographie absolument splendide ! Le film s’ouvre sous une forte lumière orangée qui prendra son sens à la fin du récit. D’ailleurs, les sons utilisés sont oppressants et participent à l’émergence d’un grand danger à venir. Tout est absolument maîtrisé ! |
Bien sûr, l’éclat du film tient aussi à ses comédiens, avec un duo absolument investi. Johnny Flynn est parfait dans le rôle de ce shérif/pasteur tiraillé par le poids de ses décisions. Doit-il mettre sa ville en état de quarantaine, avec le risque que les infectés propagent la maladie ? Ou la contenir en mentant ? À ses côtés, John C. Reilly est parfait dans le rôle du médecin et ami du héros, qui en partage le fardeau.
Fort d’une photographie somptueuse, de mouvements de caméra d’une grande maestria, mais aussi d’une attention particulière portée au son, « A Prayer for the Dying » risque de poursuivre le spectateur, captivé par une histoire originale et portée par de grands comédiens ! Une belle découverte vécue pendant le Festival du film américain de Deauville et qui sied parfaitement au film !
Fort d’une photographie somptueuse, de mouvements de caméra d’une grande maestria, mais aussi d’une attention particulière portée au son, « A Prayer for the Dying » risque de poursuivre le spectateur, captivé par une histoire originale et portée par de grands comédiens ! Une belle découverte vécue pendant le Festival du film américain de Deauville et qui sied parfaitement au film !
Club Kid
(François ★★★/♥)
Le film en quelques lignes : Peter, organisateur de soirées branchées à New York, mène une existence aussi effrénée qu’insouciante, rythmée par les nuits festives et les excès. Sa vie bascule lorsqu'Arlo, le fils de 10 ans dont il ignorait l'existence, frappe à sa porte. Dépassé par ce rôle de père qu'il n'avait jamais envisagé, il est rapidement conquis par le charme et la spontanéité de l’enfant. Au fil du temps, un lien aussi inattendu que profond se tisse entre eux, et Peter découvre enfin qu’il existe une vie au-delà de la prochaine fête.
(François ★★★/♥)
Le film en quelques lignes : Peter, organisateur de soirées branchées à New York, mène une existence aussi effrénée qu’insouciante, rythmée par les nuits festives et les excès. Sa vie bascule lorsqu'Arlo, le fils de 10 ans dont il ignorait l'existence, frappe à sa porte. Dépassé par ce rôle de père qu'il n'avait jamais envisagé, il est rapidement conquis par le charme et la spontanéité de l’enfant. Au fil du temps, un lien aussi inattendu que profond se tisse entre eux, et Peter découvre enfin qu’il existe une vie au-delà de la prochaine fête.
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Présenté dans la sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026 et grand gagnant de la compétition lors du 52ᵉ Festival du film américain de Deauville, « Club Kid » est assurément la belle surprise de cette édition !
Mais avant de vous livrer nos impressions, il faut savoir que la majorité des films présentés reflétaient une certaine idée de notre société actuelle où le drame, une certaine morosité et même un désenchantement sont bien présents. Et si « Club Kid » en prend également le chemin dans son introduction, il parvient à s’en émanciper grâce à la sensibilité de son réalisateur Jordan Firstman, qui tient également le premier rôle ! Car oui, si le film est plutôt dramatique, il offre de sacrés fous rires grâce à ses situations improbables et à ses personnages merveilleusement écrits et interprétés par de brillants comédiens. Mais avant d’évoquer ceux-ci, il nous faut revenir sur cette histoire pas banale où un organisateur homosexuel de soirées branchées (et beaucoup trop excessives) se retrouve à devoir s’occuper de son fils de 10 ans qu’il a eu lors d’une des orgies quotidiennes de ses soirées. Et autant l’avouer de suite, le choc provoqué par cette nouvelle est absolument hilarant ! |
En effet, difficile de ne pas rire devant le désarroi du personnage campé par Jordan Firstman. Au vu du résultat, nous comprenons pourquoi le réalisateur tenait à incarner le personnage : il est tout simplement parfait dans le rôle ! À ses côtés, une galerie de personnages hauts en couleur donne à l’ensemble un petit air des sitcoms new-yorkaises populaires des années 90 !
Mentionnons d’ailleurs le jeu des comédiens Eldar Isgandarov et Diego Calva (« Babylon ») et de l’actrice Cara Delevingne. Enfin, comment ne pas évoquer le jeune acteur Reggie Absolom, qui mériterait une sacrée carrière tant il est touchant dans le rôle d’Arlo !
Car si le film est si réussi, c’est parce qu'il alterne avec brio émotion et rires, et ça fait un bien fou ! Par ces temps de grisaille, « Club Kid » comble un manque en nous, comme la venue de cet enfant pour le héros ! LA découverte de cette 52ᵉ édition du Festival du film américain de Deauville qui, on s’en réjouit déjà, a déjà un distributeur et une date de sortie dans les salles !
Mentionnons d’ailleurs le jeu des comédiens Eldar Isgandarov et Diego Calva (« Babylon ») et de l’actrice Cara Delevingne. Enfin, comment ne pas évoquer le jeune acteur Reggie Absolom, qui mériterait une sacrée carrière tant il est touchant dans le rôle d’Arlo !
Car si le film est si réussi, c’est parce qu'il alterne avec brio émotion et rires, et ça fait un bien fou ! Par ces temps de grisaille, « Club Kid » comble un manque en nous, comme la venue de cet enfant pour le héros ! LA découverte de cette 52ᵉ édition du Festival du film américain de Deauville qui, on s’en réjouit déjà, a déjà un distributeur et une date de sortie dans les salles !
Everybody digs Bill Evans
(Véronique ★)
Inspiré du roman "Intermède", le film suit une période de la vie de Bill Evans, au lendemain d'un des concerts donnés et captés à New York, jour de la disparition de Scotty, contrebassiste du trio jazz. Profondément bouleversé par la mort de son acolyte, Bill Evans sombre dans la drogue. Inquiet, son frère aîné, Harry, le prend sous son aile et l'accueille dans sa famille où vit Pat et sa nièce Debby (à qui il a dédié un titre). Mais les démons semblent plus convaincants que le calme d'un foyer et Bill s'enfonce chaque jour un peu plus dans son addiction, entraîné par son amie Aileen, employée de sa maison de disque.
(Véronique ★)
Inspiré du roman "Intermède", le film suit une période de la vie de Bill Evans, au lendemain d'un des concerts donnés et captés à New York, jour de la disparition de Scotty, contrebassiste du trio jazz. Profondément bouleversé par la mort de son acolyte, Bill Evans sombre dans la drogue. Inquiet, son frère aîné, Harry, le prend sous son aile et l'accueille dans sa famille où vit Pat et sa nièce Debby (à qui il a dédié un titre). Mais les démons semblent plus convaincants que le calme d'un foyer et Bill s'enfonce chaque jour un peu plus dans son addiction, entraîné par son amie Aileen, employée de sa maison de disque.
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Démuni, son frère propose à Bill de prendre une bouffée d'air dans la maison de leurs parents, en Floride, loin des tentations et des ombres planantes, et c'est là que Bill renoue avec ses proches, sa vie, sa santé et commence par se sevrer. Mais une fois de retour à New York, cet intermède laisse place à l'appel de ses démons exorcisés, mais reconvoqués au contact de son univers et d'Aileen.
L’intérêt principal de “ Everybody digs Bill Evans” réside dans son montage déstabilisant, usant d'un magnifique noir et blanc et d'une photographie léchée. Nous plongeons dans les années 1960 avec délice et maîtrise technique . Mais l'alternance avec des nouveaux drames de la vie de Bill, en couleurs et à trois reprises, viennent "casser" un récit linéaire qui aurait peut-être donné un tout autre résultat si le réalisateur avait opéré un choix différent. L'acteur et musicien norvégien Anders Danielsen Lie est incroyable, quelles que soient les époques ou les émotions traversées. Sa léthargie et ses pulsions de vie sont retranscrites dans son regard avec peu d'artifices et beaucoup de sincérité. |
Les rapports intimes entretenus avec sa mère (très drôle par moments) et son père (génial Bill Pullman) sont ce que nous avons appréciés le plus, l'intensité des échanges, la sincérité des confidences apportant une bouffée d'oxygène bienvenue.
Issu du documentaire, Grant Lee (qui était présent sur place pour présenter son film) signe ici sa première fiction et y met beaucoup (trop?) d’idées, ce qui rend l’attachement au film et à son héros un peu périlleux. Délaissant quelque peu l'aspect jazz et musical de la vie de Bill Evans, le film n'est pas une biographie ordinaire, ni un hommage musical au genre ou au groupe. C'est une introspection dans une psyché malmenée par les événements de sa vie, une illustration d'une détresse qui ne trouve un refuge que dans la drogue... C'est l'imagerie d'un artiste qui, comme il le dit lui-même dans le film "a toujours la sensation d'évoluer à côté de la vie".
Nous, on a eu cette étrange sensation d'évoluer à côté du film, sans jamais y entrer complètement, et de contempler une magnifique proposition esthétique. Dommage, on aurait voulu aimer ce film et l’apprécier davantage.
Issu du documentaire, Grant Lee (qui était présent sur place pour présenter son film) signe ici sa première fiction et y met beaucoup (trop?) d’idées, ce qui rend l’attachement au film et à son héros un peu périlleux. Délaissant quelque peu l'aspect jazz et musical de la vie de Bill Evans, le film n'est pas une biographie ordinaire, ni un hommage musical au genre ou au groupe. C'est une introspection dans une psyché malmenée par les événements de sa vie, une illustration d'une détresse qui ne trouve un refuge que dans la drogue... C'est l'imagerie d'un artiste qui, comme il le dit lui-même dans le film "a toujours la sensation d'évoluer à côté de la vie".
Nous, on a eu cette étrange sensation d'évoluer à côté du film, sans jamais y entrer complètement, et de contempler une magnifique proposition esthétique. Dommage, on aurait voulu aimer ce film et l’apprécier davantage.
Company
(Véronique ★★)
Company, c’est le dernier long-métrage de Casey Affleck, un acteur et réalisateur qui n’a jamais déçu et qui revient ici avec un film de 1h30 qui illustre une histoire qui traverse les générations et unit les destins de trois protagonistes d’époques différentes. Aux côtés de Nick Nolte, Ben Mendelsohn, Atticus et Indiana Affleck, le film met surtout en avant trois conteuses dont les voix se mêlent tant par l’imbrication de leurs témoignages que dans le regard qu’elles portent sur les événements dont elles ont été les témoins.
(Véronique ★★)
Company, c’est le dernier long-métrage de Casey Affleck, un acteur et réalisateur qui n’a jamais déçu et qui revient ici avec un film de 1h30 qui illustre une histoire qui traverse les générations et unit les destins de trois protagonistes d’époques différentes. Aux côtés de Nick Nolte, Ben Mendelsohn, Atticus et Indiana Affleck, le film met surtout en avant trois conteuses dont les voix se mêlent tant par l’imbrication de leurs témoignages que dans le regard qu’elles portent sur les événements dont elles ont été les témoins.
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L’aspect « Matriochkal » du film peut certes décontenancer dans un premier mais on comprend peu à peu la raison de ce choix qui, on doit bien l’avouer, nous a laissé perplexe durant presque une bonne heure. La photographie est sublime, les jeux de lumière savamment pensés, les décors minimalistes ne font que contextualiser les vies et les destins des héros du jour et la musique nous emporte dans sa valse discrète mais bien présente…
Déconcertant, c’est le premier mot qui nous vient à l’esprit quand on veut qualifier « Company » mais suit ensuite celui de l’hommage rendu de façon plus ou moins consciente au génial « A ghost story » de David Lowery… Certains plans font totalement échos entre le métrage de Casey Affleck et celui de son mentor, dans lequel il tenait un rôle important. Et lorsque le nom de Daniel Hart (compositeur remarquable) apparait sur l’écran, tout s’éclaire ! S’il est difficile d’écrire sur le film sans trop en dire sur son intrigue, ses révélations, ses tenants et ses aboutissants, on se doit de dire que nous avons réellement vécu une expérience cinématographique de qualité et que le film continue d’infuser en nous des jours après sa projection. |
Les conteuses (Caylee Cowan,Emily Alyn Lind et Sydney Chandler) hypnotisent, questionnent, inquiètent… tout comme ce film inclassable mais mémorable. Une proposition originale dotée de très belles qualités et de quelques longueurs qui le rendent quelque peu instable ou perfectible mais totalement appréciable ! Un film à voir pour son concept, son idée originale et son esthétisme !
If I go will they miss me
(Véronique ★★★)
Deuxième long métrage de Walter Thompson-Hernández, « If I go will they miss me » a su nous toucher au cœur. Parce qu’il met en scène les invisibles, celles et ceux qui survivent dans des petits quartiers où on parvient à se contenter de peu. Parce qu’il illustre l’admiration sans borne qu’à un petit garçon pour son père tout juste sorti de prison… Mais aussi et surtout parce que la phrase de son titre pourrait s’appliquer à toutes celles et tous ceux qui nous ont offert leur visage, leur vie durant toute la projection.
(Véronique ★★★)
Deuxième long métrage de Walter Thompson-Hernández, « If I go will they miss me » a su nous toucher au cœur. Parce qu’il met en scène les invisibles, celles et ceux qui survivent dans des petits quartiers où on parvient à se contenter de peu. Parce qu’il illustre l’admiration sans borne qu’à un petit garçon pour son père tout juste sorti de prison… Mais aussi et surtout parce que la phrase de son titre pourrait s’appliquer à toutes celles et tous ceux qui nous ont offert leur visage, leur vie durant toute la projection.
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Est-ce que LiL Ant, jeune garçon de 12 ans, manquerait à ses parents s’il se faisait la mal à force d’être invisible à leurs yeux ? Ou bien sa mère manquerait-elle à ses enfants et à son mari qui depuis sa sortie de prison, opte pour les mauvais choix et ne parvient pas à profiter du bonheur d’avoir une famille ? Est-ce Big Ant, Anthony père, manquerait à sa famille, lui qui a passé la plupart de sa vie derrière les barreaux ?
Cette question, elle fait écho auprès de tous mais aussi des spectateurs qui assistent impuissants, à cette envie de créer un lien, de devenir la fierté des siens. C’est que, le tout jeune acteur Bodhi Dell a une sincérité de jeu qui nous touche et nous fait croire au récit qu’il nous raconte. La fiction se mêle à la description d’une société qui va mal, à celle d’individus qui rêvent d’ailleurs mais ne peuvent les transformer en réalité. D’ailleurs Walter Thompson-Hernández l’illustre bien lorsqu’il se base sur la mythologie pour décrire l’admiration sans borne que porte le jeune Anthony envers son père qu’il connait si peu. Ces scènes poétiques et magnifiques s’invitent discrètement dans le récit et portent un message plus fort que n’importe quelles autres images. |
D’une sincérité et humanité bouleversante, « If I go will they miss me » se ressent plus qu’il ne se décrit. C’est un film tantôt drôle, tantôt dramatique, terriblement classique mais tellement authentique ! C’est un des petits coups de cœur de notre deuxième week-end à Deauville, un rattrapage qu’on espérait à la hauteur de nos attentes et qui nous le rend bien. Un film simple mais pas simpliste, une jolie découverte qu’on garde au chaud dans un coin de notre mémoire et de notre cœur.
Meli-Melo
(Véronique ★★★)
“Meli Melo” n'est pas un film comme les autres, à plusieurs titres. C'est le premier film d'animation à avoir trouvé sa place dans la compétition officielle du dernier Festival du Cinéma américain de Deauville. C'est aussi un film adapté d'un roman graphique autobiographique (comme l'a été "In Waves" de AJ Dungo quelques mois avant lui). Et puis, c'est, comme son titre l'indique, un mélange un peu fouillis de deux histoires doublé par un casting vocal de rêve: Bryan Cranston, Seth Rogen, Abbi Jacobson et Julia-Louis Dreyfus.
(Véronique ★★★)
“Meli Melo” n'est pas un film comme les autres, à plusieurs titres. C'est le premier film d'animation à avoir trouvé sa place dans la compétition officielle du dernier Festival du Cinéma américain de Deauville. C'est aussi un film adapté d'un roman graphique autobiographique (comme l'a été "In Waves" de AJ Dungo quelques mois avant lui). Et puis, c'est, comme son titre l'indique, un mélange un peu fouillis de deux histoires doublé par un casting vocal de rêve: Bryan Cranston, Seth Rogen, Abbi Jacobson et Julia-Louis Dreyfus.
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Touchant et émouvant à de nombreuses reprises, le film tire sa force dans l'exploitation de deux thèmes qui semblaient un peu difficile à concilier mais qui parviennent à le faire dans une proposition innovante, artistiquement parlant. En effet, "Meli Melo" a une animation formidablement adaptée à son propos, qu'il s'agisse d'évoquer l"homosexualité et l'engagement sans faille de son héroïne dans des combats sociétaux ou l'accompagnement de sa maman (et de sa famille) atteinte de la maladie d'Alzheimer.
Son noir et blanc donne une profondeur dramatique par moments, une simplicité bienvenue qui permet de se concentrer sur l'essentiel à d'autres. Son illustration 2D rend hommage à son matériau d'origine et nous emporte dès son ouverture cocasse qui laisse présager du meilleur. Bien sûr, l'idée de scinder son histoire en deux intrigues parallèles peut décontenancer et nous aurions peut-être davantage défendu le film si son histoire familiale avait été plus exclusive. Nul doute que les accompagnants de proches touchés par cette terrible maladie verront, dans l'évolution de son histoire, de tragiques similarités avec la leur. |
Il faut dire que le film rend tellement bien cet aspect que le film vaut la peine d'être vu pour cet aspect. Mais il vaut aussi le coup d'oeil pour son animation, ses traits de crayon épurés, ses intermèdes aériens ingénieux, son humour qui vient intelligemment ponctuer le récit.
"Meli Melo" avait retenu notre attention lorsque nous avions parcouru le programme du Festival de Deauville et il a su garder la nôter durant sa projection. Et s'il n'est pas un coup de coeur absolu de cette 52ème édition, il a néanmoins le mérite de mettre en lumière des sujets qui sont parfois illustrés de façon (trop) radicale, maladroite ou artificielle. Et savoir que l'oeuvre que l'on vient de voir est celle de Sarah, l'héroïne du film mais aussi autrice du roman graphique originel, donne encore plus de profondeur ou d'écho à la démarche.
Leah Nelson a su, avec ses équipes techniques, donner de l'âme, de l'humour et juste ce qu'il faut de drame pour nous offrir un film sensible et engagé, un long-métrage d'une belle humanité qui vaut la peine d'être vu, tant pour son sujet que pour son support animé.
"Meli Melo" avait retenu notre attention lorsque nous avions parcouru le programme du Festival de Deauville et il a su garder la nôter durant sa projection. Et s'il n'est pas un coup de coeur absolu de cette 52ème édition, il a néanmoins le mérite de mettre en lumière des sujets qui sont parfois illustrés de façon (trop) radicale, maladroite ou artificielle. Et savoir que l'oeuvre que l'on vient de voir est celle de Sarah, l'héroïne du film mais aussi autrice du roman graphique originel, donne encore plus de profondeur ou d'écho à la démarche.
Leah Nelson a su, avec ses équipes techniques, donner de l'âme, de l'humour et juste ce qu'il faut de drame pour nous offrir un film sensible et engagé, un long-métrage d'une belle humanité qui vaut la peine d'être vu, tant pour son sujet que pour son support animé.
Mouse
(Véronique ★★)
"Mouse", c'est la deuxième co-réalisation de Kelly O'Sullivan et son compagnon Alex Thompsonson, un film sur le deuil, à différentes échelles; celui d'une mère, dont le quotidien tournait autour de sa fille, et celui de Minnie, sa meilleure amie. C'est d'ailleurs cette dernière qui est évoquée derrière le sobriquet du titre du film, une petite "souris" qui vivait non pas dans l'ombre de Callie, son amie décédée, mais à côté, fidèle confidente et spectatrice d'une vie dont elle rêvait probablement mais sans jalousie aucune. Invisible aux yeux de tous, à commencer par ceux de sa propre mère, Minnie se libère peu à peu et perpétue le lien solide qui l'unissait à Helen, la maman de Callie, une femme dévastée mais heureuse de retrouver quelques petites pulsions de vie adolescente par l'entremise de Minnie.
(Véronique ★★)
"Mouse", c'est la deuxième co-réalisation de Kelly O'Sullivan et son compagnon Alex Thompsonson, un film sur le deuil, à différentes échelles; celui d'une mère, dont le quotidien tournait autour de sa fille, et celui de Minnie, sa meilleure amie. C'est d'ailleurs cette dernière qui est évoquée derrière le sobriquet du titre du film, une petite "souris" qui vivait non pas dans l'ombre de Callie, son amie décédée, mais à côté, fidèle confidente et spectatrice d'une vie dont elle rêvait probablement mais sans jalousie aucune. Invisible aux yeux de tous, à commencer par ceux de sa propre mère, Minnie se libère peu à peu et perpétue le lien solide qui l'unissait à Helen, la maman de Callie, une femme dévastée mais heureuse de retrouver quelques petites pulsions de vie adolescente par l'entremise de Minnie.
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Et si le film pouvait prendre un chemin malsain, "Mouse" a fait le choix de ne pas l'emprunter, préférant illustrer la difficulté d'aller de l'avant quelques mois après le tragique accident qui a enlevé la vie d'une jeune fille à qui l'avenir tendait ses bras. Que l'on se place du coté de Helen (touchante ...) ou que l'on suive le regard d'une Minnie en quête de repères, le film ouvre une porte pudique sur les étapes du deuil, sur les moyens que chacun à de faire un deuil, toujours différent mais pas plus ou moins important pour autant. Car en se mettant au niveau des adultes en devenir, le duo de réalisateurs cherche à illustrer une thématique encore taboue (la perte d'un enfant) en alliant humour et tragédie, léthargie et envie de vivre.
Loin d'être la "claque" que l'on aurait espérée, "Mouse" n'est pas non plus dénué d'intérêt, que du contraire. Sa réalisation minimaliste permet de nous plonger au coeur des émotions de ses personnages, de nous questionner sur la notion de maternité, d'errer dans la réalité, parfois difficile, de nos adolescents. Et pour donner plus de sens à son propos, l'intrigue a la bonne idée de se dérouler au début des années 1990, une période où il était encore possible de prendre le temps, de "disparaître" quelques heures pour mieux se retrouver. |
Tantôt lumineux, tantôt plus sombre, ce long-métrage memorable et touchant à de nombreuses reprises ne sous-exploite aucun de ses personnages et même s'il souffre de quelques petites longueurs, a su nous toucher au coeur!
► Le palmarès
Grand Prix : « Club Kid » de Jordan Firstman (également Prix du Public de la ville de Deauville)
Prix du Jury : « Meli-Melo » de Leah Nelson (qui remporte également le Prix de la Critique) et « If I go will they miss me » de Walter Thompson-Hernández
Prix de la révélation : « Mouse » de Kelly O’Sullivan & Alex Thompson
Prix d’Ornano-Valenti : « La gradiva » de Marine Atlan (un premier film qui raconte le voyage scolaire à Naples d’un groupe de lycéens français, partis découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. Une sortie qui va les bouleverser)
Prix des Voyageurs Air France : « Vie privée » de Rebecca Zlotowski (Le Prix des Voyageurs Air France du Festival de Deauville récompense une œuvre présentée lors de l’édition précédente du festival et ayant enregistré la meilleure performance auprès des clients de la compagnie (audience, nombre de visionnages et temps passé devant l’œuvre).
Prix Canal + : « Test » de Sam McConnell
Grand Prix : « Club Kid » de Jordan Firstman (également Prix du Public de la ville de Deauville)
Prix du Jury : « Meli-Melo » de Leah Nelson (qui remporte également le Prix de la Critique) et « If I go will they miss me » de Walter Thompson-Hernández
Prix de la révélation : « Mouse » de Kelly O’Sullivan & Alex Thompson
Prix d’Ornano-Valenti : « La gradiva » de Marine Atlan (un premier film qui raconte le voyage scolaire à Naples d’un groupe de lycéens français, partis découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. Une sortie qui va les bouleverser)
Prix des Voyageurs Air France : « Vie privée » de Rebecca Zlotowski (Le Prix des Voyageurs Air France du Festival de Deauville récompense une œuvre présentée lors de l’édition précédente du festival et ayant enregistré la meilleure performance auprès des clients de la compagnie (audience, nombre de visionnages et temps passé devant l’œuvre).
Prix Canal + : « Test » de Sam McConnell
► Les avant-premières
Pour découvrir nos retours complets sur ces deux avant-premières, il suffit de cliquer sur les posters du film.
Pour découvrir nos retours complets sur ces deux avant-premières, il suffit de cliquer sur les posters du film.
► Notre émission radio spéciale Deauville
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Quelques jours avant de découvrir la programmation du festival, nous avions partagé nos envies et notre ressenti dans une émission 100% Deauville diffusée sur RCF et reprise en Podcast. Si vous souhaitez nous réécouter, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer sur la vignette ou de suivre ce lien. |
► Nos capsules vidéo
Avec, en guest, quelques mouettes mais aussi et surtout, Ethan Hawke himself!
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Portrait d'Ethan Hawke
Portrait de Brendan Fraser |
Ethan Hawke surprend Véro
"Pressure", en avant-première à Deauville |
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Olivia Wilde s'invite à Deauville |