Avis : "Wicked", c'est l'adaptation de l’immense succès de Broadway, une comédie musicale elle-même adaptée du roman de Gregory Maguire qui imaginait la jeunesse des deux sorcières qui s’opposent dans le roman culte de L. Frank Baum, « Le Magicien d’Oz ». Nouveau film musical dans la plus pure tradition du genre nous invite, il est à éviter pour qui est allergique aux films chantés. Mais pour les autres, vous vous régalerez des textes interprétés par des prestations vocales de haute voltige! Si les chorégraphies sont souvent brillantes – en particulier la séquence consacrée au prince charmant de service joué par le non moins charmant Jonathan Bailey (de la série « Bridgerton ») sur la chanson Dancing through life - ce sont clairement les puissantes voix des deux actrices principales qui nous collent à notre siège, autant Cynthia Erivo que Ariana Grande ne se contentent pas de livrer de bonnes performances chantées, elles se donnent corps et âme dans les rôles de ces deux jeunes magiciennes en formation que tout oppose. Pour nous faire croire à leur amitié compliquée, il faut en effet nous emporter avec les personnages et c’est chose faite. Ariana Grande révèle d’ailleurs un talent comique qui sied à l’évaporée Galinda, tandis qu’en Elphaba, Cynthia Erivo confirme une présence forte déjà démontrée dans le film « Harriet » et la série « The Outsider ». On retrouve avec bonheur Jeff Goldblum dans le rôle du magicien qui gouverne sur Oz (je n’imaginais personne d’autre dans le rôle du charlatan séducteur du conte) et l’inévitable Michelle Yeoh dans le rôle de la doyenne de l’école de magie, à laquelle elle donne autorité avec un zeste de machiavélisme. Des acteurs solides pour des personnages hauts en couleur. Les fans seront également ravis de voir lors d’une séquence inédite les deux actrices qui ont créé les rôles de Elphaba et Glinda sur les planches en 2003, Idina Menzel (la série « Glee » et la voix de Elsa dans « La Reine des Neiges ») et Kristin Chenoweth (les séries « A la maison blanche » et « Pushing Daisies »). Quant à la réalisation, compliqué est l’art de transcrire des numéros pensés pour la scène sur le grand écran, mais John M. Chu n’est pas un nouveau venu dans la discipline, les musicals ça le connaît. Déjà avec « D’où l’on vient » (« In the Heights ») en 2021, il adaptait avec beaucoup de cœur une comédie musicale aux séquences chantées et dansées ébouriffantes, de nouveau il parvient à nous captiver pendant deux heures trente dans cet univers magique où les animaux parlent et où la capitale est couleur d’émeraude. L’histoire d’Oz, vous la connaissez sans doute, ou peut-être pensez-vous la connaître car « Wicked » va vous surprendre par ses choix de narration, son message d’ouverture d’esprit, ces petits détails disséminés ici et là - si vous écoutez bien – qui indiquent que nous ne sommes pas en train de regarder un simple conte de fée musical très coloré et énergique… mais si c’est ce que vous recherchez, à savoir la simplicité d’un moment partagé en famille comme devant un bon vieux classique de Walt Disney, eh bien rassurez-vous, cette lecture est tout à fait possible aussi ! Même si vous passeriez alors à côté du message positif véhiculé par cette histoire de découverte de soi. Et puis visuellement, c’est beau, fluide, plein de moments de bravoure et on finit très vite par oublier les acteurs derrière le maquillage (tous un peu vieux pour leurs rôles respectifs, c’est vrai). Remballez tout cynisme le temps de la séance, profitez du spectacle et vous en ressortirez plus joyeux. C’est aussi ça le pouvoir du cinéma. En attendant la sortie du chapitre deux en novembre prochain, on ne peut que se résigner à revoir le film (en DVD ou en Blu-ray) et réécouter en boucle la bande originale des chansons du film... Non, cette histoire n’est pas terminée et n’est que la première partie d’une aventure épique qui défie la gravité... Vivement la suite! ► Le son et l'image Avec ses singes volants et ses chaussures magiques, l'histoire du Magicien d'Oz est ancrée dans l'imaginaire populaire depuis plus d'un siècle. Car si ce mythe américain est toujours autant apprécié, c’est parce qu’il nous livre l’épopée du bien et du mal, de l’injustice et du rejet de l’autre. Mais aussi de la notion même de foyer et de famille.
Côté son, une fois le niveau d'écoute choisi, le spectateur découvre un morceau vivant et incroyablement immersif boosté par le Dolby atmos proposé. Tous les éléments participent à ce spectacle sonore, à commencer par les basses à la profondeur incroyable! Quant aux surrounds, ils sont souvent sollicités pour soutenir la musique et la belle instrumentation. Enfin, les voix (toujours claires et intelligibles) et les chœurs sont toujours bien mis en avant par les canaux frontaux dédiés. ► Les bonus Le principal attrait du blu-ray est de proposer une version chantée en chœur. En effet, Universal met un point d'honneur à proposer une version cinéma et une version « à chanter », une excellente idée qui témoigne d'une excellente compréhension du sujet et de son public... dans une version karaoké très appréciée. Au-delà du simple sous-titrage, ce mode affiche les paroles dans une police originale au fur et à mesure que chaque ligne est chantée, à différents endroits de l'écran lorsque plusieurs chanteurs interviennent. Une réalisation vraiment réussie. Mais ce n’est pas tout puisque le making of est certes un peu léger, mais il dure tout de même 45 minutes. Un reportage consacré à Shiz, un autre au magicien de Goldblum et un autre à l'héritage de Wicked complètent le menu des bonus. Bref, Il y a de quoi faire ! Enfin dix scènes coupées et en version longue attendent le spectateur et permettront de prolonger le plaisir durant de belles longues minutes. Dans un, Glinda, Pfannee et ShenShen se remémorent leur passé avec une chorégraphie virevoltante, d'autres montrent Glinda et Elphaba dans train luxueux ou tentant de s'échapper d'une horde de singes ailés. Ces petits "plus" sont appréciés et ajoutent quelques petites explications ou allongements aux scènes déjà mémorables d'un long-métrage qui aurait pu l'être davantage encore. Vous l'aurez compris, ce premier volet d'une adaptation en deux parties du spectacle de Broadway datant de 2003 ne devrait pas effrayer les amateurs de comédies musicales et continuera vraisemblablement de faire des ravages lors de la sortie du second opus prévu en 2025.
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D’ailleurs, jamais un film de la franchise ne nous avait autant plu ! Oserions-nous dire que le film se dresse fièrement aux côtés des meilleurs épisodes de son cousin le sorcier aux lunettes rondes ? Oui et on n’y croyait pas/plus ! Commençant par une très belle scène d’ouverture dans laquelle Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) cherche à sauver un animal légendaire d’obscurs sorciers, le film plonge directement le spectateur au cœur d’un récit assez sombre aux infusions totalitaires. C’est que le monde des sorciers est en pleine crise devra bientôt élire un nouveau chef... Et c’est justement en ces temps troublés que s’ouvre le récit. En filigrane, nous pouvons même y voir la montée d’un fascisme qui séduit de plus en plus une frange de la population aux pouvoirs magiques. David Yates, déjà à la barre jusqu’ici, sublime davantage les choix opérés pour donner à ces « Animaux Fantastiques » un souffle nouveau, un rythme, des enjeux et une direction artistique franchement réussis ! C’est bien simple, nous n’avons pas compté le nombre de fois où nous avons été émerveillé par la proposition, certains décors ou même certaines scènes fortes aux dialogues exquis (à voir bien sûr en VOSTFR !) joués par des comédiens convaincus (et convaincants !)… Et même si nous sommes triste de ne plus revoir Johnny Depp dans le rôle de Grindelwald, quel bonheur de retrouver Mads Mikkelsen qui, sans forcer, délivre un jeu adéquat. La relation que son personnage entretient avec celui de Dumbledore (Jude Law) nous a fait étrangement songer à la relation existante entre Magnéto et le Professeur Charles Xavier de la saga X-men tant il y a de l’amour, une certaine admiration mais aussi un fossé qui ne peut désormais plus être comblé. Les autres comédiens répondent tous à l’appel, que ce soit Ezra Miller, Dan Fogler, Jessica Williams, Alison Sudol ou encore Callum Tuner, tout ce petit monde délivre une belle partition dans cette histoire prenante où on ne s’ennuie pas une seconde ! Dépassant largement les enjeux des films précédents et parvenant à créer une identité très forte, ce nouveau film est une étincelante réussite qui parvient sans mal à atteindre ce que nous connaissions dans le passé avec la saga Harry Potter.Cette conjonction parfaite entre design artistique, jeu des acteurs, musique et dialogues confère à l’ensemble une puissance que nous n’avions plus ressentie depuis un sacré bout de temps ! Assurément, il s’agit pour nous du plus réussi de la nouvelle saga!
Le son est limpide, les voix toujours claires et la spatialisation offre de fabuleux effets sonores aux nombreuses scènes d’action ! Du grand art pour nos petites oreilles ! ► Les bonus Ils commencent fort avec un indispensable ! En effet, « L’arbre généalogique de Dumbledore » (9’) ouvre les festivités en nous rafraichissant la mémoire sur l’identité d’Albus Dumbledore et sa propre famille ! Une voix off nous narre son histoire au moyen d’extraits de films. Très instructif ! L’auteure J.K Rowling, mais aussi les réalisateurs iconiques de la saga (David Yates, Chris Colombus, Alfonso Cuaron, etc..) et les acteurs de la franchise Harry Potter reviennent sur leurs perceptions de Dumbledore. Qui est-il ? Comment se comporte-t-il ? Tout cela nous est donné à voir dans ce « Dumbledore à travers les époques » (7’) Entre deux séquences plus sérieuses, « Magique ou moldu » (4’) permet aux acteurs de jouer à un petit jeu : déterminer si les noms qu’on leur présente (exemple : limaces gélatineuses) appartiennent aux monde moldu ou magique. Nous le disions, « la Magie de Poudlard » (6’) retrouve un ton plus nostalgique et raisonnable puisqu’il nous montre le retour sur le plateau de Poudlard et de ses environs (pré au lard est en bonne place aussi), avec des décors respectueux de l’univers décrit dans les romans. Servant habilement le scénario, les créatures qui peuplent le monde dépeint dans ce nouveau film sont très variées. Et à côté des nouvelles, on retrouve évidemment les anciennes au très fort capital sympathie ! L’imagination débordante des créateurs parle dans la partie intitulée « Encore plus d’animaux fantastiques » (6’) « Norbert dans la nature » (5'), revient sur la séquence où Norbert Dragonneau se retrouve en pleine nature pour approcher un animal très convoité. De magnifiques décors sont reconstitués comme s’ils s’agissaient de décors naturels prévus s’il n’y avait pas eu la pandémie. « Le Ministère de la magie allemand » (5’) offre un rendu magnifique dans le film avec son aspect art déco. Les décors utilisés sont très imposants et fortement influencés par l’architecture allemande des années 30 dont le Reichstag ! Une des nombreuses scènes marquantes du film concerne Un duel de Dumbledore (4’) qui oppose ce dernier à Croyance. Les acteurs devaient s’approprier la chorégraphie des combats liés à la gestuelle et aux traits de leurs personnages. Cette fois, nous avons la chance de découvrir les coulisses du « dîner des candidats » (5’) qui revient sur la scène où un meurtrier s’immisce dans un fabuleux banquet. L’imagination des créateurs et l’avancée des effets spéciaux font des merveilles ! Nous l’évoquions, le film regorge de scènes extrêmement fortes comme celle de la prison ! Ainsi « L’évasion d’Erkstag » (5’) revient sur cette scène à la fois drôle (la fameuse danse !) et effrayante. Aussi, comment ne pas évoquer « la bataille finale située au Bhoutan » ? (5’) Les maisons et le temple principal ont été recrées avec beaucoup de réalisme tant les décorateurs se sont surpassés ! Que seraient les bonus sans les fameuses « scènes coupées » (7’) ? Au nombre de cinq, celles-ci sont généralement anecdotiques. Enfin, « Les secrets de l’Enfant maudit » (5’) est la dernière séquence qui nous montre les coulisses de la fameuse pièce de théâtre sur les enfants d’Harry Potter et de Drago Malfoy.
Quand on lui propose d'intégrer Poudlard, la prestigieuse école de sorcellerie, il trouve enfin le foyer et la famille qui lui ont toujours manqué… et s'engage dans l'aventure de sa vie. Avis : Qui ne connait pas Harry Potter ? Monument de la pop culture, les films (et les livres !) ont marqué toute une génération et continuent d’être des référents dans le domaine ! Avec ce steelbook en 4k du premier film, les amateurs du sorcier à la cicatrice vont se régaler devant une image et un son proches de la perfection ! ► L’image et le son A l’origine, Harry Potter à l’Ecole des Sorciers a été tourné en 35mm. Pour l’occasion, le master utilisé à été réalisé en 4k. Bien que le film ait été remasterisé en 2017, il dispose cette fois du Dolby Vision et du HDR10 pour élargir la palette des couleurs ! Et ici, les imperfections présentes sur la pellicule ont été nettoyées. Bien sûr, on remarque toujours le grain lié à l’utilisation de la pellicule, mais celle-ci est présente de façon homogène. Nous le disions, Dolby Vision oblige, les couleurs se sont invitées à la fête d’une fort belle manière ! De plus, les noirs sont…noirs et jamais ils ne sont bouchés ! Côté son, l’éditeur Warner Bros continue d’assurer le spectacle avec une piste anglaise DTS HD encodée en 7.1. Celle-ci sait montrer ses muscles lorsque la situation l’exige ! Les voix sont toujours claires et la musique du grand John Williams peut s’exprimer de la plus belle des façons ! La piste sonore française est, elle, en DTS-HD encodée en 5.1 cette fois et se veut aussi convaincante que sa grande sœur ! ► Les bonus : Il n’y a pas vraiment de bonus dédiés sur un disque à part. Toutefois, la version 4k peut se targuer d’avoir le film en mode magique ! Cette interactivité poussée à l’extrême permet de visionner le film tout en découvrant les secrets de fabrication du tournage. En fait, la plupart du temps de précieuses informations apparaissent à l’écran et concernent les secrets liés à la réalisation, les incantations, les créatures, les artefacts magiques, et bien sûr de précieuses anecdotes délivrées grâce à des encarts vidéo incrustés ou de petits textes. Cette interactivité est tellement poussée qu’elle permet aux spectateurs de participer à des quizz et des petits jeux conduisant à choisir une des maisons propres à l’univers d’Harry Potter.
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