Adapté du roman de Maité Carranza, il parvient à restituer le ton de ses personnages, son approche originale d’un drame familial et sociétal mais aussi et surtout la beauté de l’imaginaire d’Olivia et son petit frère Tim. Car face à la dureté de la vie, l’expulsion de leur logement, l’installation dans un appartement vide à l’opposé de la ville, la découverte d’un monde où la survie s’organise au quotidien, Olivia a fait un choix : faire croire à son petit frère que sa famille tourne dans un film (après tout, leur maman est actrice de cinéma) et que tout ce qui va arriver est écrit dans un scénario et n’est pas la réalité. Ce qui touche au cœur, c’est la solidarité, l’espoir, la débrouille, les petits personnages auxquels on s’attache vite. Ce sont les moments de poésie qui se créent entre cette mère qui n’a plus rien que des histoires à raconter à ses enfants. Ou les jeux d’enfant inventés par une grande sœur qui veut préserver son frère de la réalité et tous ses petits malheurs. Et puis, il y a la représentation des tourments d’Olivia qui la font s’effondrer lors de séisme émotionnel, ses larmes qui se transforment en océan mais aussi ses joies qui s’expriment lors d’un repas ou dans un geste de tendresse d’une nouvelle voisine qui la prend dans ses bras. « Olivia », c’est un film à l’esthétique épurée, loin des superproductions américaines ou européennes, une démarche artistique au message fort. Une invitation au voyage, pour les petits comme les grands, dans un quotidien qui s’effondre mais qui n’est jamais misérabiliste. C’est aussi une découverte de la stop motion que l’on aime, celle qui donne de l’âme à la matière.
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