Le film s’inspire de l’histoire vraie de John Davidson, né en Écosse en 1971, dont la vie avait déjà été mise en lumière dans un documentaire de la BBC en 1989. Figure de résilience, Davidson a même été décoré par la reine Elizabeth II — un détail authentique que le film reprend avec justesse. Une histoire intime, sociale et profondément pédagogique Le récit montre avec une précision rare l’incompréhension qui entourait ce syndrome à l’époque. Rien, dans l’enfance de John, ne semblait annoncer l’apparition soudaine de tics gestuels, de picotements dans la nuque, puis de cris, d’injures et de gestes incontrôlables. Le film excelle dans sa dimension pédagogique : il nous fait ressentir la violence du regard social, la solitude d’un adolescent perçu comme « marginal » alors qu’il porte un fardeau qu’il n’a jamais choisi. Cette capacité à mêler émotion et humour est l’une des grandes forces du film. Certaines scènes sont irrésistiblement drôles, d’autres nous frappent en plein cœur, comme la relation conflictuelle qu’il a toujours entretenue avec sa maman. Cette alternance, maîtrisée avec une finesse rare, donne au film une authenticité qui dépasse le simple biopic. Pour incarner John Davidson, Robert Aramayo s’est immergé pendant trois mois dans la ville natale de celui-ci, Galashiels. Il a partagé son quotidien, observé ses gestes, ses silences, ses élans. En parallèle, il a échangé par Zoom avec d’autres personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette. Le résultat est, selon nous, prodigieux ! L’acteur parvient à restituer la vérité de Davidson sans jamais tomber dans l’imitation ou la caricature. Comment réussit-il à être aussi juste sans trahir son modèle ? Le film ne donne pas la réponse — mais la magie opère. L’une des grandes réussites de « I Swear » est de ne jamais verser dans le pathos ou la leçon de morale. Le film éclaire, sensibilise, mais ne sermonne jamais. Il contribue à faire avancer la compréhension du public, ce qui est essentiel pour un handicap encore trop souvent mal perçu. Et au-delà de son importance sociétale, « I Swear » est tout simplement un grand film. Un film qui fait rire, qui émeut, qui instruit, et qui laisse une trace durable.Quant à Robert Aramayo, son interprétation risque bien de faire date pendant longtemps.
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ll s’agit d’un biopic qui s’intéresse à une secte religieuse du 18e siècle, les Shakers, née en Angleterre et migrée en Amérique du Nord dans ce qui était alors le pays de tous les espoirs, de toutes les libertés. Sous l’impulsion de Ann Lee (incroyable Amanda Seyfried), cette petite communauté qui prêche l‘égalité des sexes et l’abstinence dérange l’église protestante, une femme non seulement ose se poser en guide spirituelle, mais leurs rituels de prière sont étranges, outre qu’ils se mettent à danser et chanter, ce sont surtout ces transes dans lesquelles ils rentrent qui inquiètent les ecclésiastiques et les bigots. Le nom de « shakers » (trembleurs) vient de ces rituels hérités d’un culte païen plutôt que d’une religion chrétienne si codifiée. En plus, ils croient au retour du Christ sous les traits d’une femme, aberration totale ! Le film s’épanche d’abord sur la vie d’Ann Lee – son enfance, ses traumatismes, sa famille – avant de se consacrer à la construction de sa petite communauté de fidèles en marge de la société. Évidemment on chante, beaucoup même, la voix d’ange d’Amanda Seyfried se prête à merveille au style folk des hymnes religieux (certains réellement issus du « répertoire » des Shakers) et dont la musique est composée par Daniel Blumberg. La musique est ici diégétique, c’est-à-dire qu’elle fait partie intégrante de la narration et n’est pas là pour remplacer des scènes de dialogues entre les personnages, par exemple. Les danses sont très chorégraphiées, une vraie prouesse alors que la caméra tourne autour des personnages. Les prises de son en direct ajoutent encore à la complexité de ces séquences chantées. Quant à la réalisation, on sent qu’un œil européen est derrière, les images – tournées sur pellicule en 35 mm - sont crues mais réalistes, les couleurs sont froides et baroques comme une peinture du 18e siècle, ajoutant au côté authentique de l’histoire. Un grand drame humain à la tonalité particulière qui a l’intelligence de ne pas juger.
On se laisse embarquer sans résistance dans cette enquête menée par une bande de flics ringards qui ne réalisent même pas à quel point ils le sont. « Quand y en a marre, y a malabar » Le film repose sur un savoureux mélange : un polar volontairement has been, un humour de situation omniprésent, et une reconstitution assumée d’une époque révolue — celle des années 80, avec ses mains aux fesses, ses blagues douteuses et ses looks flashy. Malgré ce cocktail potentiellement casse-gueule, la comédie touche juste. On ne s’ennuie pas une seconde devant ces policiers dépassés, chargés de résoudre le meurtre d’un ripoux empêtré dans une sombre affaire de narcotrafiquants. François Damiens brille dans le rôle du chef sûr de lui mais complètement à côté de la plaque. Le décalage entre son attitude et nos standards éthiques contemporains est un régal, donnant au film une saveur délicieusement croustillante. Autour de lui, l’équipe fonctionne à merveille : Audrey Lamy incarne une policière intrépide et compétente mais jamais reconnue à sa juste valeur, tandis que Xavier Lacaille et Brahim Bouhlel complètent ce quatuor aussi improbable qu’attachant. L’alchimie opère pleinement. Et enfin, notre coup de cœur revient à Thomas Ngijol, parfait dans son rôle de Luc Le Timal. La bande originale, truffée de tubes reconnaissables entre mille, ajoute une couche de nostalgie parfaitement assumée. Les décors et costumes participent eux aussi à ce voyage temporel : anciennes marques, références d’époque, couleurs criardes… tout concourt à recréer une banlieue des années 80 où les centres de jeunesse jouaient encore un rôle essentiel.
Sous ses airs de film de science-fiction classique, il déploie une esthétique constamment soignée, où les effets visuels se distinguent par leur sobriété. Rien de tapageur ici : le réalisme prime, et cette retenue donne au film une texture étonnamment crédible. Ce qui frappe d’emblée, c’est la manière dont cette patte artistique évolue au fil du récit. On croit d’abord assister à un film presque documentaire sur une opération spatiale destinée à sauver notre monde. Puis, soudain, une rencontre inattendue fait basculer l’histoire dans quelque chose de plus extraordinaire encore. Cette transition, loin d’être abrupte, enrichit le propos et ouvre la porte à une dimension plus ample, presque merveilleuse. Au cœur de cette aventure, Ryan Gosling livre une performance d’une grande sensibilité. Il porte le film avec une humanité rare, et cette humanité irrigue l’ensemble du récit. Car Projet dernière chance est profondément humaniste : la Terre entière, à travers ses scientifiques, s’unit pour éviter la disparition de l’espèce humaine. Le danger — une cellule qui phagocyte le Soleil et les étoiles environnantes — ne donne naissance à aucun antagoniste traditionnel. Pas de traîtrise, pas de méchant caricatural. Seulement une catastrophe mondiale imminente, et un espoir qui repose sur la science… et sur un homme qui a osé penser autrement. Cette approche distingue le film de la plupart des œuvres du genre. Il refuse les sentiers battus, préfère parfois la poésie, parfois l’intime, et se permet même un rythme plus soutenu dans sa dernière partie. Les effets visuels, splendides, participent à cette expérience : l’infiniment grand y est dépeint avec une beauté qui émerveille, et le voyage aux confins de la galaxie devient un véritable enchantement. On rit souvent, on est ému aussi, tant les personnages rencontrés au fil du récit colorent cette aventure d’une chaleur profondément humaine. Le reste du casting se montre très convaincant, notamment Sandra Hüller, qui partage avec Gosling un duo lumineux et touchant. En filigrane, le film interroge la notion de sacrifice pour le bien commun avec une finesse rare. C’est une œuvre qui marque durablement, qui hante même, laissant sur le visage du spectateur un large sourire. Un film beau, sincère, presque naïf dans sa manière d’aborder la science-fiction, et qui n’en fait jamais trop.
Son sujet d’abord, le mythe de Frankenstein ayant baigné mon existence. Ses acteurs.trices ensuite. Sur la réalisatrice Maggie Gyllenhall que je ne connaissais “que” comme actrice jusque-là (je n’ai toujours pas vu « The Lost Daughter », mea culpa), je n’avais pas d’apriori, si ce n’est une curiosité de voir comment elle allait traiter son propos – elle est ici également scénariste - et si elle allait être capable de s’affranchir de toutes les adaptations qui ont précédé la sienne. Et je peux maintenant dire que j’ai été impressionnée. Par l’histoire qui se réapproprie la créature de Frankenstein de Mary Shelley – qui devient ici protagoniste surprenante de cette histoire – et fait appel au film de James Whale « La fiancée de Frankenstein » (1935), film qui déjà extrapolait sur un élément du roman en donnant vie à cette “Bride” mythique alors incarnée par l’actrice Elsa Lanchester. Impressionnée aussi par le ton qui assume complètement le choix du “mash-up”, style littéraire qui mélange les sources et les genres pour créer un nouvel hybride créatif. Bluffée par la photographie due à Lawrence Sher (lauréat d’un Oscar pour « Joker »). Il me faut mentionner également la musique de l’Oscarisée Hildur Guðnadóttir qui nous convie à une évocation des meilleures compositions du Hollywood de l’entre-deux-guerres, teintée d’une modernité folle. La scénariste-réalisatrice s’attache à donner autant d’importance à l’écran au duo : Frank, sa créature de Frankenstein qui balade son immortalité à la recherche de compagnie (Christian Bale en grande forme, comme toujours) et Ida alias la Mariée à qui l’incroyable Jessie Buckley donne corps et âme. Deux personnages qui marquent et trouvent sans mal leur place au panthéon des antihéros de cinéma. Buckley dans un double rôle puisqu’elle devient aussi l’auteure par qui tout a commencé, Mary Shelley elle-même nous parle depuis les limbes ! Même le savant fou qui va de pair avec le roman culte devient sous les traits de l’épatante Annette Benning un personnage inédit. Et le bonus inattendu va à Jake Gyllenhall (le petit frère) qui se transforme en star hollywoodienne d’antan, chant et danse à l’appui (que ne sait-il pas faire ?). Fou, trépidant, généreux, mélancolique, voilà encore quelques adjectifs qui se bousculent dans ma tête en écrivant ces lignes quelques jours après avoir vu le film. Aussi assurément féministe, évidemment et heureusement ! La Mariée mène le bal, elle est en colère et le fait savoir, il faut la voir devenir malgré elle lanceuse d’un mouvement #MeToo avant l’heure (partie du film qui aurait pu être mieux développée, c’est vrai, mais qui reste nécessaire dans le cinéma « mainstream »).
De Maggie Gyllenhaal – Avec Jessie Buckley, Christian Bale, Annette Bening, Penélope Cruz, Peter Sarsgaard, Jake Gyllenhall, Jeannie Berlin
De « Ma vie en l’air » au « Coup de maître » en passant par le mémorable « Premier jour du reste de ta vie » ou « Le mystère Henri Pick », on s’est habitué à son ton, son style, ses duos qui fonctionnent. Et découvrir « Le crime du 3ème étage » était l’une de nos attentes de ce mois de mars. Mais est-ce la fatigue ou le résultat de la proposition, nous avons peiné à rester captivés par cette enquête ultra référencée et cet hommage appuyé à Hitchcock, des dialogues aux clins d’œil, de la mécanique à ses reproductions cinématographiques. Et si on connaît l’amour de Rémi Bezançon pour les récits romanesques et les histoires surprenantes de bout en bout, ici, il change un peu de style, tout en gardant son savoir faire et en mettant en lumière son amour pour le suspense et le cinéma de Hitch. L’idée de base est intéressante, l’angle totalement assumé mais on finit par étouffer sous la tonne de références venues ponctuer un récit déjà lui-même saccadé par la fiction écrite par son personnage principal : Guillaume, un écrivain peu inspiré/inspirant. Pourtant, l'affiche avait de quoi susciter l’envie. Laetitia Casta y incarne une professeure à la Sorbonne spécialiste de Hitchcock, une voisine un peu trop curieuse qui assiste à un assassinat dans un appartement faisant face à chez elle. Gilles Lellouche, lui, est son mari écrivain en panne d’inspiration, un homme qui ne semble plus pouvoir goûter à la vie et qui reprend son souffle grâce à cette enquête venue à point pour réanimer son couple. Quant à Guillaume Gallienne, il est ce voisin étrange, un acteur peu reconnu qui veut faire bouger les lignes et qui, par un soir très arrosé, aurait peut-être assassiner sa femme sourde et muette. Le casting aurait pu être enthousiasmant mais on sent très vite les limites de leurs personnages si prévisibles, si caricaturaux. On rit de bons cœurs à quelques reprises, on s’amuse de l’enquête venue ressouder un couple à la dérive mais on finit par trouver le temps long, très long. Tous les ingrédients d’un polar ou film de suspense noir sont réunis, tout sent bon le cinéma d’Hitchcock mais là où le cinéaste suggérait l’intrigue et ses rebondissements, Bezançon les souligne ou les passe à la loupe. Souvent, trop souvent. L’esthétique est sympathique, l’intention aussi mais on trouve le résultat un peu fade malgré l’aspect copieux d’un film qui se veut généreux. Ultra parodique, « Le crime du 3ème étage » semble ne pas savoir sur quel pied danser. Sur la longueur, on finit par se lasser de ce métrage ultra référencé qui en oublierait presque d’exister par lui-même. Certes, on a très envie de redécouvrir « Vertigo », « Fenêtre sur Cour » ou « La mort aux trousses » dont il s’inspire mais on aurait tellement voulu que ce rejet Hitchcockien se démarque et nous emporte dans sa danse, dans un rythme plus soutenu ou moins "plan plan".
« Les invisibles », « Je verrai toujours vos visages » et « La maison des femmes » ont ce point commun : celui d’expliquer, de montrer, de défendre une belle cause qui, sans ce puissant médium qu’est le cinéma, ne serait peut-être jamais venue jusqu’à nous. Derrière son affiche de « série France télévision », se cache un film fort. Fort comme ces femmes qui aident, épaulent, secourent, comme les patientes qui poussent la porte de la Maison des Femmes ou de n’importe quelle structure apparentée/similaire. Car le film de Mélisa Godet ne se contente pas de raconter une histoire, elle ouvre (ou enfonce) une porte, nous fait découvrir une infrastructure inédite à travers le regards de différentes femmes médecins, bénévoles ou victimes de violences conjugales. Le scénario s'étale d'ailleurs sur plusieurs années, ce qui nous permet de saisir la patience, la lutte, l’accompagnement de ces professionnels de santé qui ont tous le même objectif : redonner confiance en la vie, en son corps, en soi. On y découvre une structure où l'altruisme est au cœur de tout, un moteur quotidien. On se passionne très vite pour les trajectoires des femmes qui se croisent, on est touché par les destins qui se révèlent petit à petit et on découvre un paysage complet et bouleversant de ce que peuvent vivre des femmes françaises ou immigrées, des récits chocs qui ne versent jamais dans le voyeurisme. Mais ce qui frappe au cœur et à l’esprit, c’est la douceur, l’écoute, le support constant de chaque protagoniste. Qu’ils soient soignants ou victimes, les personnages sont tous présentés avec une dignité et un parcours admirables. Et le plus beau est sans doute l’"écoute" autorisée par la démarche et par la mise en scène, tant elle nous permet de vivre, recueillir sans jamais vraiment "montrer", nous transformant ainsi en confident silencieux et impuissant. Karin Viard, Laetitia Dosch, Oulaya Amamra, Eye Haïdara, Pierre Deladonchamps ou encore Juliette Armanet nous font croire à leurs personnages, leur apparition sont magnétiques, crédibles et par leur jeu, leur implication deviennent de vrais porte-voix de ce Mélisa Godet voulait nous dire. Mais ce n'est pas tout. Le film montre la vie privée de certains soignants à côté de leur engagement ce qui permet de ressentir leur empathie mais aussi la fatigue, le doute mais aussi et surtout, l’urgence d’agir pour les autres. La réalisation, bien que classique, s’efface derrière son sujet pour mieux le servir. Melisa Godet évite le superflu pour laisser la place à la parole, aux confidences, aux progrès. On ressort de la salle secoués : la colère nous gagne souvent mais l'émotion finit toujours par l'emporter. On est ému par la vulnérabilité des victimes mais on reste surtout sans voix devant leur force de résilience et leur capacité à presque toujours avancer. Avec « La Maison des Femmes », Melisa Godet signe une œuvre chorale d'une puissance rare et admirable, rend un hommage vibrant à celles et ceux qui pansent les plaies de l'âme et du corps. Le film nous rappelle que le grand écran est un médium formidable pour mettre en lumière des sujets et des lieux parfois inconnus et constitue un long-métrage indispensable et nécessaire qui ne laissera personne insensible.
Avec « Jumpers », ils nous invitent dans une petite fable écologique tout public et à découvrir un règne animal attachant qui voit sa vie bouleverser par l’arrivée d’une rocade et d’un castor hyper énergique ! Le vrai plus de la proposition, c’est la complicité qui unit Mabel et George. Mabel, « une jeune femme » qui aime la nature et la défend avec ferveur rencontre le roi George, un optimiste philosophe qui aime l’espace qu’il occupe et souhaite le meilleur pour sa communauté animale. Habitant autrefois une clairière au biotope luxuriant, les animaux ont fui lorsque les tractopelles et les nuisances sonores se sont invitées dans leur habitat précaire. Pixar évoque l’étalement urbain et l’expansion au détriment de la nature avec brio et nous permet surtout, de découvrir des personnages à deux, quatre ou six pattes de façon originale. Chaque espèce, chaque insecte semble avoir sa propre culture, ses propres lois. C’est une proposition visuelle d'une maîtrise absolue qui est assistée par un savoir-faire numérique au service du récit, un film familial qui amuse autant qu’il fait réfléchir. Loin d’être accusateur ou moralisateur, « Jumpers » est une aventure fantastique et épique qui parvient à mettre en lumière la « guerre » pour les terres. Mais si l’intrigue nous passionne, nous distrait, nous touche dans sa grande majorité, le dernier tiers s'aventure sur des sentiers plus poussifs qui forcent l’aspect dramatique des choses, pire, vire dans un too much presqu’indigne de la simplicité de ses débuts. En voulant complexifier l'intrigue vers une conclusion plus sombre, Daniel Chong (et son co-scénariste Jesse Andrews) fait perdre un peu de cette légèreté fantastique et tout public qui faisait le sel de cette comédie d’action. Néanmoins, « Jumpers » reste une proposition de grande qualité, une aventure originale qui prouve que l’ADN de Pixar est toujours bien vivant et permet de créer de jolis résultats comme celui-là.
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