Une histoire intelligente qui s’adresse aux plus jeunes comme à leurs parents et grands-parents, on n’a pas souvent l’occasion de voir des longs métrages d’animation qui s’adressent sur le mode dramatique à tous les publics, en général c’est soit très enfantin, soit sur le ton de l’humour, ici on ne prend pas les enfants par la main, on les laisse découvrir ce monde et ses jeunes héros que l’on va accompagner jusqu’au dénouement très touchant. Pour vous dire un mot sur l’histoire, on suit le jeune Arco donc, dans un futur très lointain où l’humanité a dû migrer vers les hauteurs en raison de la montée des eaux, les gens vivent sur des plateformes perchées très haut dans le ciel. Cette civilisation possède le pouvoir de voyager dans le temps et le jeune garçon fugue un soir pour aller voir les dinosaures qui le fascinent, sauf que son voyage ne se passe pas comme prévu et qu’il se retrouve dans un passé moins éloigné, mais moins avancé tout de même, où il rencontre Iris, une jeune fille curieuse qui va l’aider à rentrer chez lui, avec l’espoir de pouvoir fuir elle-même sa réalité en partant pour ce futur plein de promesses. On doit le film au Français Ugo Bienvenu dont c’est le premier long métrage après avoir réalisé plusieurs courts, clips et bandes dessinées. Le film a pu se monter grâce à Natalie Portman à la production et il a remporté le Grand prix du dernier festival du film d’animation d’Annecy, gage de qualité. Je vous encourage franchement à aller le voir tant qu’il est encore dans les salles obscures, c'est une bien belle odyssée à partager de 7 à 77 ans, comme le veut la formule.
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On se souvient encore émus de leur dernier uppercut que constituait "Uncut Gems" (sorti en 2019). Et d’ailleurs, les deux films présentent un gros point commun : celui de nous montrer deux acteurs méconnaissables dans des rôles où on ne les attendait pas ! Deux films dramatiques tout simplement époustouflants qui mêlaient habilement force et fragilité. Nous aurions tort de vouloir comparer "Smashing Machine" à un ersatz de Rocky. Par bien des partis pris, il se rapprocherait peut-être un peu plus de "Raging Bull" où Robert De Niro, lui aussi méconnaissable, frappait ses adversaires sans répit. Mais ici, nous retrouvons Dwayne Johnson, totalement méconnaissable dans le premier rôle ! D’ailleurs, pour rentrer dans la peau de Mark Kerr, son personnage, l’acteur a perdu 30 kilos et passait entre trois et quatre heures tous les jours au maquillage pour un résultat extraordinaire ! Recouvert de 21 prothèses, le visage de l’acteur est totalement transformé grâce au talent du maquilleur prothésiste Kazu Hiro, honoré à deux reprises aux Oscars pour son travail et, au vu de la maitrise technique, on comprend pourquoi ! . Dès les premières minutes, nous sommes happés par le récit de ce lutteur obligé de suivre un régime alimentaire strict et une hygiène de vie exigeante. Très vite, nous nous rendons compte de la dureté des combats, des coups reçus et des dommages énormes portés au corps. Dans ces conditions, nous avons de l’empathie pour ce sportif qui glisse, à force de souffrir, dans l’addiction aux analgésiques. Et bien que d’autres éléments soient parfaitement développés (la vie de couple avec la magnifique Emily Blunt, et les sacrifices qui en découlent), le film offre à voir une belle amitié avec un autre champion UFC du nom de Mark Coleman. D’ailleurs, nous ne connaissions pas l’acteur qui prête ses traits à ce deuxième champion. Pourtant, Ryan Bader est parfait dans le rôle et nous suivons la trajectoire de son personnage avec grand plaisir ! Nous l’écrivions, "Smashing Machine" se veut réaliste et moins spectaculaire que d’autres films du genre. Pourtant, on ressent les coups car la caméra s’installe au plus près de l’action et donc des personnages. Mais la vraie force du film est de proposer de beaux dialogues qui renvoient aux états d’âme du personnage principal mais aussi à sa vision de la vie et des combats qu’il mène. Nous le comprenons et sommes d’autant plus touchés que l’acteur incarne un personnage vulnérable et attachant. Assurément, se métamorphoser en Mark Kerr constitue le plus beau rôle de l’acteur jusqu’à présent ! Nous ne pensions pas que Dwayne Johnson pouvait se montrer aussi convaincant dans un rôle dramatique ! Epoustouflant ! Et puis, le réalisme tant vanté se poursuit en donnant un rôle clé au champion néerlandais de MMA Bas Rutten, qui joue son propre rôle dans le film en tant qu’entraineur de Mark Kerr.
A-t-il réussi le pari de ne pas dénaturer le propos, le rendre accessible et en faire un bel objet cinématographique ? En partie oui ! On ne peut pas évoquer le film sans parler de son esthétique remarquable ! Pour cette adaptation, François Ozon choisit judicieusement d’utiliser un noir et blanc qui colle à la temporalité des années 30 et 40 sans pour autant minimaliser la chaleur et la lumière d’un soleil algérien pesant. Ce choix permet de sublimer le contexte géographique et historique mais fait habillement ressortir les décors, les paysages, la situation générale dans laquelle se déroule l’intrigue. La photographie de Manuel Dacosse fait de nouveau mouche et démontre tout le savoir faire d’un belge qui assume toujours profondément ses choix et ça, c’est assez important que pour le mettre en avant ! Le son, lui aussi, participe à cette immersion temporelle : les prises de sons, la « texture » des dialogues, des bruits de fond, des bruitages rappellent un « travail à l’ancienne » qui matche parfaitement avec l’image. Techniquement parlant, on tient ici une master class tant au niveau des cadrages (ceux de l’enterrement nous rappellent Ingmar Bergman alors que ceux du tribunal nous emmènent évoquent en nous un certain Sidney Lumet). Lumière, décor, montage, tout se met au service de l’intrigue (fidèle au texte de Camus) et du travail d’un François Ozon inspiré et inspirant. Côté interprétation, le trio principal ne démérite pas. Benjamin Voisin (déjà familier du cinéma d’Ozon) incarne un Meursault placide et impassible : son visage, ses postures, son regard nous font comprendre qui est le personnage de Camus. Pourtant, les silences qui constituent l’essentiel du mystère de Meursault, ne fonctionnent pas toujours ici. Benjamin Voisin, nonchalant, nous impressionne essentiellement lorsqu’il prend la parole. Son jeu non verbal est honorable maison croit davantage à la sincérité du jeu de l’acteur lorsqu’il parle que lorsqu’il joue un jeune homme qui se tait. Pierre Lottin (lui aussi déjà habitué au monde de François Ozon) est hyper convaincant en Raymond : son aspect rustre et son humour noir bousculent Meursault, apportent un peu de violence dans cette histoire que l’on sait dramatique par avance. Chacune de ses scènes est un régal et démontre une fois de plus qu’il est un grand acteur . Rebecca Marder, quant à elle, incarne Marie avec beaucoup de tendresse, de charisme. Plus que deux faire-valoir, ce duo d’acteurs portent l’histoire et le personnage de Meursault avec talent, ils sont tous deux remarquables ! Ce que l’on retiendra de la vision de l’adaptation de François Ozon ? Que « L’Étranger « est une belle relecture, esthétiquement et techniquement irréprochable, un film qui impose son style et qui, parfois, va si loin dans la retenue qu’il en perd un peu de son mystère voire de notre attention (on sent vraiment le poids des deux heures). Le travail d’orfèvre est admirable, le challenge important mais on sort de la vision un peu mitigés.
Une des grandes forces du film, c’est le plaisir que prend Jean Dujardin à interpréter ce rôle. Magistral comme toujours lorsqu’il s’agit de sortir une palette d’émotions diverses, cette facette de son jeu permet d’apporter un peu de réalisme dans une situation totalement absurde, à l’instar d’un OSS 117… Mais en moins caricatural ! S’amusant de son image, des défis qu’il a à relever, il livre une sincère et touchante prestation dans son dernier tiers… Mais que ne sait-il pas faire finalement ? Des décors gigantesques Autre point fort, le soin apporté à la création des décors gigantesques, changeant sans cesse d’échelle selon la taille de notre personnage principal. Les effets spéciaux sont particulièrement réussis, les détails fascinants (big up pour la maison de poupée de Mia) et les rencontres avec les autres « habitants » de la maison créent de réelles tensions, c’est un petit régal. Cosy, son univers devient de plus en plus hostile, une simple marche devenant une montagne à gravir et le temps qui passe une menace de plus en plus grande. Mais ce qui rend le film si remarquable, c’est très probablement aussi et surtout sa métaphore, celle d’un homme qui disparaît peu à peu aux yeux de ceux qu’il aime et qui lutte pour ne pas s’effacer totalement de leur vie. C’est une idée forte et parfaitement maîtrisée, qui donne à cette aventure fantastique une dimension humaine ultra touchante, une réflexion plus qu’un prétexte à mettre en scène un tout petit homme. A côté de cela, notre plus grand regret réside dans l’utilisation de trop grosses ficelles, installées dès le début par ses gros effets d’annonce : chaque action, réplique ou détail est beaucoup trop appuyé pour bénéficier d’un effet de surprise. On comprend vite que tout ce qui est montré finira par servir et cette une écriture un peu trop démonstrative dessert la spontanéité du récit. Même regret du côté de la voix off de Paul, omniprésente, qui explique tout, trop. Là où les actions de Jean Dujardin auraient suffi, les mots viennent alourdir un propos qu’on aurait préféré plus suggestif. Enfin, nous nous permettons d’attirer votre attention sur le fait que ce film n’est pas un film pour enfants contrairement à ce que l’on peut penser. Malgré son titre et quelques touches de comédie, « L’Homme qui rétrécit » est interdit aux moins de 12 ans. Son propos (qui parle de solitude, de peur, d’abandon) évoque des thèmes bien plus sombres qu’on ne l’imagine. Loin du mythique « Chérie, j’ai rétréci les gosses » , on évolue bien ici dans un drame de science-fiction qui questionne notre place dans le regard des autres et non dans un divertissement familial.
Soulignons la justesse de l’acteur Jeremy Allen White qui prête ses traits et sa voix au personnage iconique. Jamais l’acteur ne vise l’imitation mais bien l’évocation flamboyante. Et même s’il n’atteint pas la puissance vocale de son modèle, ses performances chantées sont réellement troublantes ! Dès les premières séquences, le noir et blanc s’impose comme une mémoire douloureuse : celle d’un père alcoolique et autoritaire, figure fantomatique qui hante le regard du "Boss". Ces souvenirs, loin d’être anecdotiques, structurent le récit et éclairent les failles d’un homme que la célébrité n’a jamais vraiment réparé. Scott Cooper ne cherche pas à magnifier son sujet, mais à le révéler. Chaque plan semble pensé comme une confession silencieuse. Les jeux de lumière, les silences, les regards captés à la volée : tout concourt à faire émerger une vérité brute. L’esthétique n’est jamais gratuite, elle est le vecteur d’une émotion profonde, parfois douloureuse, toujours sincère. Mais écrivons-le en toute honnêteté : ce n’est pas un film pour tous les publics. Cooper choisit un moment charnière, celui où Springsteen est déjà célèbre, mais pas encore intouchable. Il s’apprête à enregistrer Nebraska, un album austère, introspectif, que les producteurs jugent invendable. Et pourtant, sans promotion, il atteindra la troisième place des charts. Ce paradoxe – entre rejet et triomphe – incarne parfaitement le cœur du film : celui d’un homme qui avance malgré ses propres ténèbres. Ce qui bouleverse, c’est la constance de la douleur. La dépression, omniprésente, n’est jamais traitée comme un épisode mais comme une compagne de route. Le film ne cherche pas à résoudre ce mal, mais à le montrer, à le comprendre. Et c’est dans cette honnêteté que réside sa force.
Cette fragmentation urbaine, couplée à un État devenu autoritaire sous couvert de lutte contre la violence, installe une tension permanente. Si cette thématique aurait pu être explorée plus en profondeur (et c’est un peu le défaut du film avouons-le), elle reste suffisamment marquante pour nourrir le récit. Côté positif, on note la mise en scène efficace, immersive, et soutenue par des effets spéciaux qui tiennent la route. L’univers dystopique est rendu avec soin, et le film parvient à installer une atmosphère oppressante sans sombrer dans l’excès. On sent que les moyens ont été mis au service de l’histoire, et cela se ressent à l’écran. Décidément, le cinéma français ne doit pas plus rougir lorsqu’il s’essaiera à la SF ! Le duo Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos fonctionne à merveille. Leurs personnages, issus de zones opposées, sont contraints de coopérer pour mener une enquête sensible. Leur jeu est juste, nuancé, et leur dynamique évolue avec naturel. Romain Duris, toujours impeccable, apporte une complexité bienvenue à l’intrigue, rehaussant un scénario qui aurait pu paraître trop convenu. Le reste du casting, composé de Louis Garrel, Artus et Valérie Bruni Tedeschi, contribue à humaniser cet univers froid et fragmenté. Chacun apporte une touche personnelle qui enrichit le film. « Chien 51 » est une réussite inattendue et malgré quelques facilités scénaristiques, le film parvient à captiver grâce à son univers fort, sa réalisation maîtrisée et ses comédiens inspirés.
Après nous avoir glacé le sang avec « Sinister « et profondément marqué avec son « Black Phone » premier du nom, le cinéaste revient avec une suite que l’on attendait avec autant d’impatience que d’appréhension. Et dès les premières minutes, nos craintes s’envolent : le réalisateur maîtrise toujours cet art si rare de mêler frissons, émotion et poésie macabre, un vrai régal ! Avec cette suite, l’histoire reprend les fils d’un premier opus qui nous semblait pourtant bel et bien achevé. On retrouve Finney et Gwen, toujours incarnés par Mason Thames et Madeleine McGraw (des deux jeunes comédiens auxquels on s’était tant attachés). Ils ont grandi, tout comme leur douleur, leurs peurs mais aussi leur lien. Alors que « L’attrapeur » est supposé se retrouver en enfer, voilà que de nouveaux appels et rêves sèment le doute et envoient notre duo de choc, main dans la main cette fois, dans un camp pour enfants coupé du monde par une tempête de neige… Le cadre, l’époque et les costumes sont sublimes mais le plus beau dans tout cela, c’est sans aucune doute le retour de Ethan Hawke, toujours aussi magistral dans la folie qu’il incarne. Glaçant, inquiétant, mais aussi fascinant : son personnage démoniaque s’impose une fois de plus comme l’une des figures les plus marquantes du cinéma d’horreur contemporain et le revoir à l’œuvre est un pur plaisir de fans de frissons ! En effet, « Black Phone 2 » pousse un peu plus loin le curseur de l’horreur, de la torture psychologique (et physique) sans jamais trahir l’esprit du premier film. Scott Derrickson conserve ses mécaniques efficaces : une tension éprouvante, une mise en scène précise, une bande-son qui bat au rythme de notre cœur et de ses émotions. Il a une capacité rare à faire d’un film fantastique le miroir d’un traumatisme bien réel. Et cette fois, il y ajoute une petite dose technique savamment maîtrisée : des séquences tournées en Super 8, des petits films dans le film qui nous montre ce qui vient hanter les rêves de Gwen, donnant alors au film un aspect presque onirique, entre beauté cinématographique appréciable et une terreur pure. Ce choix esthétique audacieux fait de « Black Phone 2 » un univers où le cauchemar devient du cinéma à part entière. Le pari d’une suite à un film déjà culte était risqué. Mais Scott Derrickson ne se contente pas de refaire une soupe onctueuse dans de vieilles marmites : il approfondit, il densifie et il émeut aussi. On a vibré, on a tremblé, on a été touché ( et oui, on en a presque pleuré).
Horreur/thriller – 1h54 – De Scott Derrickson avec Mason Thames, Madeleine McGraw, Ethan Hawke, Jérémie Davies et Demián Bichir
Prenant aux tripes dès la première scène, le film ne cesse de porter un profondément empathique sur ce que traversent les mamans, les enfants et le personnel soignant qui tente de les accompagner au mieux, avec calme et professionnalisme. Et pour cela, le film s’appuie sur des interprétations d’une justesse exceptionnelle : Léa Drucker, dans le rôle d’une infirmière chef de service investie corps et âme dans son métier livre une performance qui impressionne par sa sincérité et son calme rageur. Son humanité transparaît dans chaque geste, chaque hésitation : on sent combien ce métier, pourtant essentiel, est soumis à la violence du quotidien, aux urgences incessantes, à la détresse qu’il est parfois impossible à soulager. Face à elle, Anamaria Vartolomei qui nous sert un jeu d’une précision bouleversante, capable de traduire la fragilité d’une mère qui pense bien faire pour son enfant ou la douleur d’une séparation imminente. Ensemble, elles portent un récit où l’émotion naît autant du silence que des dialogues, où la peur et la vulnérabilité se lisent dans le moindre regard. Laura Wandel signe, avec « L’intérêt d’Adam » un film qui bourdonne et résonne longtemps après la projection : chaque scène est un écho de la fragilité humaine, chaque plan est une fenêtre ouverte sur l’empathie et la responsabilité. C’est un cinéma qui émeut, interpelle et parfois révolte, mais qui le fait avec un minimalisme remarquable. Il y a dans ce film une force discrète mais tenace : celle d’un regard qui refuse de détourner les yeux, malgré la violence, les pressions, l’inquiétude d’une mère plus mature qui agit comme pour elle.
Dès les premières images, on sent une vraie délicatesse dans la mise en scène. Pauline Loquès filme son personnage principal, Nino, avec pudeur, dans une approche presque comique, ce qui permet d’éviter tout pathos excessif. Nino – merveilleusement interprété par Théodore Pellerin, tout en retenue erre, cherche un refuge (il a malencontreusement oublié ou perdu ses clés et son gardien est abonné aux absents), une façon d’habiter le monde malgré la maladie. Ses gestes, ses silences, ses choix maladroits, tout sonne juste et fait sens quand on sait ce qui le ronge de l’intérieur. Ce qui touche particulièrement, c’est la justesse du ton. Jamais le film ne cherche à forcer l’émotion. Là où beaucoup auraient versé dans le mélodrame, Pauline Loquès choisit au contraire la sobriété, la nuance, la douceur. On rit parfois, aussi – car « Nino » ne se contente pas d’évoquer la peur : il offre une bouffée d’air frais, un regard neuf sur une vie qui, en quelques minutes a changé de sens. Ses 29 ans, son héros les vit différemment, ses rencontres aussi. Et cela nous questionne sur notre façon de réagir face à l’inquiétude, l’incertitude des lendemains… Aux côtés de Théodore Pellerin, on croise la route de William Lebghil et Salomé Dewaels qui apportent réconfort, tendresse et amitié mais aussi Jeanne Balibar, sa mère de fiction qui, elle, offre un refuge rassurant qu’il ne veut pas bouleverser. Et si le film réussit sa mission, c’est parce qu’il offre un équilibre entre les personnages, leurs réactions, leurs émotions. On y parle de maladie, certes, mais sans en faire un sujet tabou ni un spectacle. « Nino » est un film profondément humain, qui observe sans juger, qui accompagne sans s’imposer. Et pour cela, Pauline Loquès filme au plus près, choisir le mouvement, l’errance, l’humour et les silences. D’autres réalisateurs ou réalisatrices ont déjà traité du sujet par différents prismes (on pense à “De son vivant” d’Emmanuelle Bercot ou “La chambre des merveilles” de Lisa Azuelos). Mais « Nino » choisit une autre voie, un autre point de vue, celle d’une jeunesse frappée par l’impensable mais qui continue d’avancer.
Dès les premières séquences, « Tron: Ares » impressionne par ses effets spéciaux spectaculaires. Véhicules aux traînées lumineuses, décors numériques fusionnés au réel, et une direction artistique qui assume pleinement son identité rétro-futuriste. La bande-son, signée Nine Inch Nails, mêle électronique et textures robotiques pour créer une ambiance sonore immersive et cohérente avec l’univers. Et en plus, nous retrouvons une touche kitch du plus bel effet lors d’une séquence où la nostalgie nous gagne aussi vite que les néons des années 80. Un casting solide qui étonne Le choix de Jared Leto pour incarner Ares s’avère judicieux : son charisme et sa présence à l’écran donnent corps à ce programme numérique envoyé dans le monde réel. Toutefois, on peut regretter que son processus d’humanisation soit un peu trop rapide, ce qui affaiblit la crédibilité de cette IA supposée être l’arme ultime. Une IA de ce calibre aurait mérité une évolution plus nuancée. Nous retrouvons également l’actrice Gillian Anderson dont le personnage aurait mérité plus d’épaisseur. Un scénario en demi-teinte Et dans cette même optique, nous devons évoquer le fait que la première partie du film nous a laissé quelque peu dubitatif. Le méchant principal, Julian Dillinger (incarné par Evan Peters), gesticule plus qu’il ne menace, et ses motivations manquent de profondeur. Heureusement, la seconde moitié du film gagne en rythme et en intensité, avec des enjeux plus clairs et une tension dramatique mieux maîtrisée. Une inversion bienvenue des paradigmes La véritable nouveauté de « Tron: Ares » réside dans son renversement de perspective : fini le refuge marqué dans le virtuel, c’est désormais le monde réel qui est envahi par les programmes. Cette porosité entre les deux univers donne lieu à des scènes d’action dynamiques et à une réflexion pertinente sur les dérives technologiques contemporaines.
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Légende
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