Si l’histoire du roman ne vous est pas familière, nous y suivons les mésaventures amoureuses de deux sœurs en âge de se marier, entourées de leur petite sœur et de leur mère nouvellement veuve (Caitriona Balfe, la série « Outlander »), alors que l’héritage familial va aller droit au fils issu du premier mariage de leur père décédé. Elinor (Daisy Edgar-Jones, « Twisters ») et Marianne (Esmé Creed-Miles, la série « Hanna ») vont en effet devoir quitter la propriété où elles ont vécu toute leur vie et se trouver un mari, de préférence qu’elles auront choisi par amour, afin d’assurer leur avenir. De cette intrigue typique de l’auteure et de son monde (la petite aristocratie anglaise du début du 19ème siècle) - c’est non seulement son premier roman publié mais aussi le modèle de ce qui va devenir un style littéraire remarquable – nous parvient une nouvelle version pour le grand écran exploitant quelques jeunes talents actuels du cinéma britannique. Si la trame est respectée à la lettre, sans verser dans la modernisation des personnages et de leurs motivations (ce qui aurait pu être tentant, surtout venant de la réalisatrice de l’assurément contemporain « Blue Jean »), le charme opère surtout grâce aux images de ces paysages sublimes de l’Angleterre rurale – la direction photo du Français Arnaud Potier est à ce titre remarquable - mais aussi par le choix des interprètes ; outre le casting féminin impeccable, duquel se démarque la vraie révélation Esmé Creed-Miles qui compose une Marianne énergique et touchante, on peut souligner la présence attachante de George MacKay (« 1917 ») en gentleman noble de cœur. La réservée Elinor, tout en pudeur et en retenue, et l’exaltée Marianne, aussi imprévisible que les saisons qui changent, auraient peut-être pu voir leur relation plus développée, plus organique, alors qu’ici les sentiments amoureux contrariés deviennent plus centraux dans une époque lourdement marquée par un patriarcat étouffant quand on naît femme. Le spectacle reste complet et captivant malgré tout, si l’on aime les films d’époque en costumes, et à voir de préférence en version originale, évidemment, afin de savourer ces inflexions de voix et tournures de phrases "so British".
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Le réalisateur Michael Showalter retrouve Anne Hataway deux ans après la mignonne comédie romantique « L'Idée d'être avec toi » pour ce thriller psychologique avec un zeste d’érotisme où elle joue Verity Crawford, une écrivaine superstar dont la série de romans mettent en scène un antihéros total, un personnage sombre dont le point de vue de méchant de l’histoire bouleverse la narration habituelle des bestsellers du genre “dark”. Après un accident de la route, elle se retrouve dans un état végétatif, il faut absolument le cacher au public car sa série n’est pas terminée et ce serait une catastrophe financière pour son éditeur si la vérité était révélée. La maison d’édition fait dès lors appel à une auteure de thrillers encore peu connue, Lowen Ashleigh (Dakota Jonhson), afin de livrer un nouveau roman basé sur les notes de Verity. Lowen va s’installer chez l’écrivaine alitée à domicile et apprendre à connaître le mari de cette dernière, Jeremy (Josh Hartnett), et leur jeune fils Crew dont la jumelle est décédée dans un tragique accident un an plus tôt. C’est dans cette atmosphère très lourde, dans une maison de rêve au bord d’un lac gelé, qu’Ashleigh va découvrir le côté sombre de la célèbre auteure et tomber sous le charme du mari esseulé, mais les apparences peuvent être trompeuses, ce que le long métrage va s’employer à nous montrer pendant deux petites heures. Si le casting et les décors sont glamour à souhait, si l’intrigue se suit sans ennui, c’est surtout grâce à ses deux actrices et à son acteur - dont on ne peut nier l’alchimie à l’écran - que ce huis clos de luxe captive. Un thriller plein de faux semblants, nous envoyant sur de fausses pistes, jouant avec notre crédulité comme avec celle de Lowen, jusqu’à ce twist final peut-être de trop. Dans la lignée de « La femme de ménage », usant des mêmes mécanismes, le film n’innove à aucun moment, si ce n’est dans le fait de nous plonger dans l’esprit d’une auteure de romans noirs, nous emmenant à découvrir les pensées les plus sombres de l’âme humaine... Même si, au final, les personnes qui semblent les plus équilibrées en apparence ne le sont pas forcément en réalité. Divertissement formaté qui vous renverra peut-être à vos propres pensées les plus intimes, les plus inavouables. Vous voilà prévenu.e.s !
D’emblée, la liberté de ton surprend, puis fascine pour ne jamais relâcher notre attention. Outre la qualité de sa photographie qui fait songer aux films d’antan, le réalisateur nous propose une très bonne mise en scène portée par la férocité du sujet politique ! Oui, "Digger" est une magnifique satire des puissants du pays de l’Oncle Sam. Inutile d’avoir fait Sciences Po pour se rendre compte qu’on parle bien de Trump et de sa clique. Entre film catastrophe burlesque, fable contemporaine et satire incisive dans la lignée de « Docteur Folamour », l’œuvre transforme l’apocalypse imminente en un plaidoyer réflexif. Derrière ce qui pourrait s’apparenter au premier abord à une fable grand-guignolesque, Alejandro González Iñárritu signe une œuvre d’une étonnante complexité. Ici, le manichéisme est absent pour porter au mieux les points de vue de différents protagonistes. Et comment ne pas s’enthousiasmer devant la prestation absolument hallucinante de Tom Cruise, qui mériterait sans peine l’Oscar du meilleur acteur ? On croise les doigts ! Car il faut bien l’admettre, l’acteur renouvelle sans cesse son style de jeu pour toujours nous captiver. Certes, le film ne fera pas l’unanimité. En grande partie parce que tout y apparaît bouillonnant et furieux, de l’intensité des dialogues à l’extravagance de ses idées. Cela risque d’exaspérer une partie du public et d’en laisser certains au bord de la route. Mais ce serait occulter le sens de cette farce : pris au piège d’une tragédie où le sort de la planète bascule, le spectateur se retrouve aux premières loges d’une joute verbale fascinante sur les fake news et la désinformation, mais aussi sur l’importance, pour convaincre le public, de soigner une narration qui apparaît comme étant la vérité ! Et en fin de compte, ne sommes-nous pas tous responsables de l’état du monde ? Ne serions-nous pas tous complices de ce que nous condamnons ?
Cette fois, le metteur en scène s’attaque au genre du film de survie en plein Alaska et développe une belle histoire entre un ancien soldat en proie à un syndrome post-traumatique, partagé d’ailleurs avec son fidèle compagnon à quatre pattes, lui aussi ancien combattant ! Ce duo singulier nous tient en haleine du début à la fin. Car oui, cette histoire d’amitié fonctionne parfaitement. D’ailleurs, merci à l’acteur de nous offrir une vraie performance, basée sur les silences et les regards tendres portés sur son chien, qui le lui rend bien ! En effet, le regard expressif du canidé a su nous émouvoir. Et on ne va pas vous mentir : en Alaska, ce tandem affronte le froid, les animaux sauvages et ses propres cauchemars. Le résultat est plutôt convaincant, porté par une solide mise en scène. Pourtant, si les rebondissements sont nombreux, ils ne parviennent que trop peu à créer la surprise. Ce voyage, toujours plaisant à suivre, souffre hélas d’effets spéciaux bien trop tapageurs, et c’est bien dommage ! Bon sang, pourquoi ne pas avoir fait jouer un véritable ours brun ou des loups apprivoisés ? Ici, les effets numériques- peu convaincants- sont malheureusement rois, à l’image du pelage ultra-soyeux de cet immense ours, dont on aurait pu croiser la présence dans une publicité pour shampoing sec pour animaux. Hélas, le réalisateur accentue inutilement les difficultés pour culminer vers un paroxysme où la malchance se fait trop lourde. À cela s’ajoute un scénario un peu trop « pratique », pour ne pas dire facile par moments.
En effet, « Garance » une période de vie d'une jeune actrice pétillante, serviable, passionnée par le théâtre et toujours prête à faire la fête. Mais derrière cette joie de vivre et les plaisirs d’instants partagés entre amis, un mal discret s'installe petit à petit jusqu’à ne faire plus qu’un avec elle. Verre après verre, ce qui semblait n'être qu’une échappatoire agréable devient une dépendance dont il est difficile de sortir… Ecrivons d’emblée, Jeanne Herry aborde avec empathie et psychologie un thème peu évident à illustrer à l’écran. Installant les mécanismes de l’alcoolisme « social », encouragé par les amis mais qui va, à force de ne plus savoir s’arrêter, l’isoler de sa vie sociale, familiale et professionnelle. Abordant le déni d'une Garance qui croit maîtriser sa consommation, le long-métrage image l’addiction qui risque d’atteindre un point de non-retour. Mais par chance, Garance rencontrera avec Pauline, incarnée par une Sara Giraudeau remarquable d’humanité et de douceur. Évitant de trop insisté sur le côté mélodramatique culpabilisant ou de la leçon de morale, le « Garance » fait le choix de l’ amour compatissant, patient et bienveillant. Cette relation offre à son personnage principal, un espace d'acceptation inconditionnel, indispensable pour faire face à ses démons et amorcer un chemin vers la reconstruction. Si par moments le long-métrage souffre de quelques légères longueurs dans sa partie centrale, elles sont vite compensées par une mise en scène au plus près des corps, des regards et, surtout, permette de mesurer l’excellente interprétation d’une Adèle Exarchopoulos tout simplement impériale. Portant le film sur ses épaules du premier au dernier plan, l'actrice livre une prestation d'une intensité physique et émotionnelle bouleversante. Elle permet à Garance d’exprimer toute sa vulnérabilité, ses rires, ses larmes sans jamais tomber dans la caricature ou l’exagération.
Le film plonge le spectateur dans le quotidien de Bryan, un coursier médical interprété par l’excellent Austin Abrams. Alors qu’il s’apprête à retrouver sa compagne enceinte pour évoquer leur avenir, il accepte à contrecœur une dernière livraison d’organes à destination de Raccoon City. Sur une route déserte enneigée, son véhicule heurte de plein fouet une femme surgie de nulle part : sa première rencontre avec une « infectée ». Ce choc marque le début d’une nuit interminable, où la survie devient une question de secondes. Le jeu-vidéo en film ? Pour la première fois, Resident Evil offre une expérience qui transcende les attentes du simple divertissement. Zach Cregger, révélé avec l’excellent « Évanouis » (son long-métrage sur la disparition mystérieuse d’élèves partis dans la nuit), y déploie une maîtrise visuelle remarquable, servie par un cadrage précis et un montage implacable. Austin Abrams incarne avec brio un héros malgré lui, livreur timoré submergé par les événements. Le film se distingue aussi par un humour absurde et un sens du gag gore qui dynamitent les codes du genre : la gestion comique des cadenas et portails verrouillés, par exemple, provoque des éclats de rire salvateurs. À noter que certains gags, jugés trop déstabilisants lors des projections-tests, auraient été retirés du montage final - une raison de plus d’espérer un director’s cut pour les rétablir. Côté références, le dosage est présent : une plante verte, une machine à écrire et le bestiaire emblématique suffisent à ravir les fans sans alourdir le récit.Sans prétendre au chef-d’œuvre scénaristique, ce « Resident Evil » tient la route, même si l’on peut regretter une conclusion qui ne fera pas l’unanimité. Finalement, le véritable bémol réside dans la structure du film, scindé en deux parties aux tonalités radicalement opposées. La première, un survival horror pur, mise sur les codes du jeu vidéo, rythmée par des jump scares efficaces.
Mais ce qui devait être un simple séjour sportif pour Ben glisse lentement vers un drame psychologique où nos émotions vont être mises à rude épreuve. De nouveau venu et spectateur d’un jeu malsain, il glisse vers le rôle d’un complice compatissant à celui d’une victime qui étouffe sous la perversité de ses jeunes bourreaux. Excellent dans sa forme comme dans son fond, « The plague » interroge, interpelle, choque autant qu’il émeut. Car si nous assistons impuissants aux mécanismes du harcèlement, la pensée que cette histoire touche près de 1 adolescent sur 5 donne encore plus de puissance à son propos. Loin des clichés habituels, Charlie Polinger prend le temps de poser le décor, d’observer, d’obscurcir son récit, de le rendre presque insoutenable par moments. La cruauté des comportements des harceleurs est tellement bien mise en scène et est tellement bien interprétée que l’on en oublie l’aspect fictionnel du récit et que l’on enragerait presque dans notre fauteuil. Sa construction, sa lumière, ses prises de vue et ses dialogues minimalistes, tout est pensé pour rendre l’expérience mémorable. « The Plague » force le respect de bout en bout, tant par son jeune casting admirable (Everett Blunck, Kayo Martin et Kenny Rasmussen en tête) que par sa réalisation maîtrisée sur bien des aspects. C’est un uppercut qui nous sonne, un film admirable où les adultes se retrouvent au second plan et où les enfants prennent toute la place, tout comme son récit.
Débordée par ses responsabilités professionnelles, sa relation avec son mari et la charge de sa mère vieillissante atteinte d’une maladie dégénérative, sa vie bascule lorsqu'elle fait la rencontre de Frida, une romancière venue s'immerger dans son service pour écrire son prochain livre. S'il y a un point sur lequel ce drame emporte l'adhésion, c'est indiscutablement grâce au talent de la toujours irréprochable Léa Drucker. Omniprésente à l'écran, elle habite le rôle de cette femme sous tension avec une justesse impressionnante. À ses côtés, l'alchimie avec Mélanie Thierry apporte de très belles parenthèses de douceur et de sensibilité, une bouffée d’air frais qui, comme cette bulle partagée à la montagne, va permettre de lui redonner une pulsion de vie. Le lien subtil et la complicité qui se tissent entre leurs deux personnages constituent sans doute le cœur émotionnel du récit même s’il n’est pas le centre de l’intrigue à proprement parler. Cependant, malgré toutes ces intentions louables et la noblesse du propos, le film peine à nous convaincre sur la durée. La mise en scène s'avère académique et la caméra se contente trop souvent de capturer ce quotidien de manière tout aussi classique sans jamais insuffler le rythme ou de dynamisme illustrant l’urgence des situations dans lesquelles est plongée Gabrielle. C’est d’autant plus dommage que l’angle qu’avait choisi la réalisatrice avec son précédent film « Ouistreham » (qui abordait aussi l’immersion d’une écrivaine dans un environnement professionnel) permettait de capturer la réalité d’un terrain qui va mal. Nous étions donc en droit d’en attendre tout autant sur ce nouveau métrage qui, malheureusement, se perd dans les méandres de son histoire. Le rythme dessert l'émotion et on s’attendait peut-être à être plus impactés par les conséquences d’une hyper-sollicitation, d’un métier prenant, d’un besoin de vivre autre chose...
Tout commence par les gémissements nocturnes des voisins du dessus, Pína et Hawk. Pour Joe (formidable Seth Rogen), enseignant éteint, c'est un tapage intolérable. Pour sa femme Angela (Olivia Wilde formidable actrice ET réalisatrice), c'est l'écho mélancolique d'une passion perdue. Ce bruit est une faille où s’engouffre tout ce que le couple ne dit plus. Dans son premier acte, le film touche juste : une dispute où douze ans de vie commune se résument à des gestes minuscules et des piques acides, promettant une vraie comédie adulte sur la fatigue du désir. Mais une fois les voisins dans le salon, la mise en scène se fait étonnamment discrète et s'en remet entièrement à son casting. Les comédiens portent littéralement le film: alors que Seth Rogen insuffle une rancœur feutrée à sa bonhomie naturelle (il est franchement drôle), Olivia Wilde apporte une nervosité vibrante ! Edward Norton, quant à lui, joue l'affabilité comme une menace passive, et Penélope Cruz pimente l'ensemble d'une ironie provocatrice. Vous l’aurez compris, le malaise s’installe vite et une étrange proposition finira par émerger et apporter un peu de chaos à une situation initiale qui n’en demandait pas autant !
En effet, le film revient sur les préparatifs du Débarquement de juin 1944 avec pour élément central les conditions climatiques. Tout comme dans la version des années 60, l'enjeu est de savoir si les Alliés peuvent lancer l'opération ou si la météo est telle qu'il faille reporter la plus grande entreprise militaire de l'Histoire. Le hic, c'est que des hommes par milliers doivent attendre, parqués dans des bases terrestres et sur des navires. Et c’est précisément la destinée de ces soldats qui est au cœur de « Pressure », le nouveau long-métrage de l'Australien Anthony Maras. Il nous a d’ailleurs été difficile de ne pas être émus en voyant ces jeunes hommes venus nous libérer du joug de l'Allemagne nazie, dont beaucoup sont morts pour payer de leur sang le prix de notre liberté. Un huis-clos sous tension Le 2 juin à 21h30, les premiers bulletins météo, très défavorables, sont présentés au général Eisenhower (campé par un Brendan Fraser très convaincant). Ces prévisions ont été établies par le colonel Stagg, chef prévisionniste au centre de commandement des Alliés, incarné par un formidable Andrew Scott. C'est en leur compagnie que nous suivons les journées et les nuits précédant les événements du 6 juin. Cependant, si le propos fait songer au chef-d'œuvre de guerre mentionné, il s'en éloigne sur le fond comme sur la forme. Visuellement, il nous faut d'abord mentionner la scène d'introduction, absolument mémorable. Elle prend place lors d'un entraînement qui a mal tourné : l'opération Tigre, où la mer s'est teintée du sang des soldats américains à cause d'une grave erreur de l'état-major, qui a bombardé la plage alors que les troupes s'y trouvaient déjà. C'est dire si le haut commandement ne pouvait se permettre de répéter un tel désastre à cause d'un mauvais timing lors du vrai débarquement. Mais tout le sel du film ne se joue pas sur le sable des plages, plutôt dans les joutes verbales opposant les deux responsables des prévisions météo. Malgré les affirmations de son collègue américain Irving P. Krick (excellent Chris Messina), qui maintient que le soleil sera de la partie, James Stagg en est certain : le débarquement ne doit pas, en raison d'une tempête, se tenir le 5 juin 1944 (la date initialement prévue par les Alliés), mais le lendemain. Il prédit alors une courte accalmie qui faciliterait l'intervention des milliers de soldats sur mer, sur terre et dans les airs. "Nous avions de meilleurs météorologues que les Allemands." — Dwight D. Eisenhower Le général Eisenhower se retrouve ainsi confronté à un terrible dilemme : maintenir l'opération au risque de perdre la guerre, ou se fier à des prévisions qui ne sont pas une science exacte et bouleverser tous les plans établis. Cette adaptation d'une pièce de théâtre de David Haig, à la mise en scène très classique, prend la forme d'un huis-clos où les discussions musclées entre hommes de pouvoir éclipsent les scènes de bataille. Entre ces deux experts, ce sont deux visions qui s'affrontent : Krick, à l'approche plutôt climatologue, estime qu'on peut prévoir le temps en se raccrochant à l'Histoire. Pour lui, si les conditions météo en 1925 étaient identiques, le résultat doit l'être aussi. Stagg, beaucoup plus prudent, soutient que la météo ne se répète jamais à l'identique, chaque région du monde dépendant de trop nombreux paramètres. Enfin, ce casting très masculin peut compter sur la présence lumineuse de l'actrice irlandaise Kerry Condon, parfaite dans le rôle de Kay Summersby, la secrétaire et confidente d'Eisenhower.
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