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Diffusé le 28 mai dernier sur la chaîne NBC, « Aquarius » est la nouvelle série policière du moment. Déjà avant sa diffusion, cette série de 13 épisodes avait créé le buzz. Tout d’abord parce que David Duchovny revêt le costume d’un enquêteur oeuvrant dans les années 60, mais surtout parce qu’à travers son enquête, son personnage se retrouvera sur les traces du très célèbre …Charles Manson ! Le pitch du premier épisode est le suivant : Sam Hodiak, inspecteur, se voit confier la mission de retrouver Emma, fille d’une (petite) amie de longues dates et d’un célèbre avocat, disparue depuis plusieurs jours. Alors qu’il tente de s’infiltrer dans le monde des soirées branchées, il devra se rendre à l’évidence : Emma est tombée au main de celui qui s’autoproclame comme une réincarnation du Christ et qui mettra en place une communauté sectaire douteuse : la tristement célèbre « Famille ». Les années 60, la liberté d’expression, les soirées baba cool, l’émergence des groupes hippies … tout cela plantent rapidement le décor de la série de manière très réussie. Mais dans ce monde en soif de libertés, rôdent des prédateurs en quête de proies faciles et toutes désignées à leur cause. Durant cette décennie, l’Amérique entendra parler d’un certain Charles Manson et devra faire face à une suite de meurtres sanguinaires perpétrés par le chef de « La Famille ». Si le court pilote de 40 minutes installe directement l’intrigue et présente une ambiance oppressante, on regrette cependant que l’atout majeur qu’est David Duchovny soit un tantinet en décalage avec l’époque. En effet, alors qu’il troque sa Porsche noire, sa machine à écrire et ses t-shirts saillants d’Hank Moody pour gagner un costume sobre et une coupe à la brosse un peu démodée, on regrette qu’il ne soit pas plus raccord avec les années 60. On a presque la sensation de voir une copie de l’agent Mulder (bientôt de retour pour le plus grand bonheur des fans de la série) …en moins drôle. Même s’il incarne l’inspecteur Sam Hodiak avec convicion, on déplore de ne pas le voir habiter son personnage de façon plus profonde. A ses côtés, un casting de jeunes comédiens tout aussi bons (voire meilleurs, si si, on l’admet, même si c’est à contre-coeur), tels que Gethin Anthony (en glacial Charles Manson), Grey Damon (son jeune coéquipier) Emma Dumont et Claire Holt pour ne citer qu’eux. Notre première opinion est donc mitigée. Un peu enthousiaste mais dans l’expectative de voir la suite de l’intrigue et qui sait, assister à quelques surprises scénaristiques. Il faudra attendre de voir la série dans son entièreté pour se faire une opinion plus fondée. On se doute bien évidemment de la fin qui nous attend au vu des événements dramatiques qu’a connu l’Amérique avec l’affaire Manson, mais ce qui nous intéresse est de voir comment Jonas Pate la mettra en images et si la sauce continuera de prendre.
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Emilie Dequenne et Tchéky Kario à l’affiche d’une série british ? Voilà qui était intriguant et déconcertant. Alors que celle-ci vient de décrocher le Magritte de la meilleure actrice pour son rôle dans « Pas son genre », elle démontre une fois de plus qu’on peut la retrouver là on ne l’attendait pas. Une surprise, oui, et ce n’est pas la seule car en faisant quelques recherches, nous en avons découverte une de taille car cette série a presque entièrement été tournée …. en Belgique, près de Huy ! Voilà un nouvel argument de taille ! Et c’est pourquoi on s’est plongé dans la série empli de curiosité. On a finalement bien fait car « The Missing » est une petite série belgo-britannique palpitante, très bien réalisée. Zoom sur cette série inattendue. A l’heure où « Gracepoint », la version US de "Broadchurch", est diffusée sur nos écrans, nous apprenons que ‘The Missing’, diffusé sur la BBC en novembre 2014 arrivera bientôt dans nos petites lucarnes. Positivement critiqué par la presse lors de sa présentation, ce mini-thriller a fait mouche. Et pour cause, les histoires de disparition d’enfants, dans la fiction comme dans la réalité des faits divers, ont toujours « fasciné » et soulevé la curiosité populaire car ce genre de sujet met notre empathie à rude épreuve. Et en matière de suspense, on peut dire que l’on va être servi ! Espérons que le succès rencontré outre-Manche sera le même dans nos chères contrées. Avec cette nouvelle série, on touche les téléspectateurs en plein cœur. Le pilote s’ouvre sur le retour de Tony Hugues dans la ville de « Châlon-du-Bois », situé en France pour les besoins de la série. Persuadé d’avoir trouvé une nouvelle piste pour retrouver son garçon disparu il y a quelques années de cela, Tony (interprété par l’impressionnant James Nesbitt et que l’on a déjà pu voir autrefois dans le rôle de « Jekyll » ou récemment dans la trilogie « The Hobbit ») cherchera désespérément à comprendre ce qui s’est passé durant l’été 2006. Et pour mener à bien sa quête de vérité, deux policiers spécialistes du dossier, seront là pour l’épauler. Outre Emilie Dequenne et Tchéky Kario, nous retrouvons aussi Frances O’Connor, Jason Flemyng, Saïd Taghmaoui au générique de la série. Un casting européen qui montre combien le cinéma et la télévision n’ont de frontières que l’imagination. Le ton de la série est somme toute assez british et pas déplaisante du tout. On est bien loin des clichés hollywoodiens où scientifiques tous terrains et enquêtrices ultra sexy sur talons hauts se côtoient une heure durant. Loin de là... on retrouve une authenticité et une dynamique en temps réel qui montre combien il n’y a pas besoin de mettre de gros moyens pour mener une réalisation à bien. Quelques flash-backs viennent çà et là nous expliquer le déroulement des faits du passé et nous permettent d’évoluer de façon plus claire dans l’enquête aux rebondissements multiples. Ils permettent également de dynamiser le déroulement de l’épisode sans trop de fioritures. Derrière sa caméra, Tom Shankland tentera de nous présenter une série maîtrisée, courte mais efficace. En effet, ces 8 épisodes nous montreront comment huit ans après la disparition du petit garçon, les uns tenteront d’oublier et de tourner péniblement la page alors que d’autres se lanceront dans une quête de vérité jusqu’ici étouffée. Parviendront-ils à savoir ce qui s’est passé le 1er juillet 2006 ? Qui est le véritable coupable ? Etait-ce un hasard ou un plan pensé et finalement exécuté ? Pour le savoir, il vous faudra attendre la diffusion de « The Missing », prévue dans quelques semaines en France (merci TF1!) ou vous brancher sur RTS Un (la radio-télévision suisse) où la série est diffusée depuis le 20 février dernier. Patience car pour la version française, les doublages sont en cours de réalisation… On l’attendait depuis de longues, très longues semaines. Dans la soirée du 24 janvier, les Américains découvraient les premières images de la 10ème saison de X Files. Les Européens avaient deux solutions : se languir des mois encore (et attendre patiemment la diffusion sur M6) ou tenter le tout pour le tour et tressaillir à leur tour. Impossible d’attendre un jour de plus… Impatients, tremblants, excités, nous allions retrouver ceux qui nous avait tant manqué : Fox Mulder et Dana Scully sont de retour ! Dès les premières secondes, notre cœur bat la chamade. Fox Mulder nous rappelle brièvement les raisons qui l’ont poussé à rejoindre le FBI : on voit défiler d’anciens dossiers, on se remémore les évènements passés. Et au bout de (déjà) deux minutes trente d’intense plaisir, le générique défile sur les notes de Mark Snow… le même qu’il y a plus de 20 ans… On y est, çà y est, on en rêvait, Chris Carter l’a fait ! Il rouvre les dossiers non-classés pour le plus grand bonheur des fans de la série ! On est à la maison et qu’est-ce que c’est bon ! Et comme c’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes, on reprend tous les ingrédients de base propres à la série : conspiration gouvernementale, doute, scepticisme, entités extraterrestres, tout y est ! Là où les acharnés applaudiront et se réjouiront de retrouver l’univers complet des X Files, les autres se diront « à quoi bon »…. Mais le plaisir de s’immerger dans l’univers x-filien passe aussi les retrouvailles avec nos deux héros. Fox Mulder est toujours égal à lui-même: il n’a rien perdu de sa répartie et de ses interrogations. Notre Martien à l’humour particulier cherche toujours la vérité ! David Duchovny délaisse complètement ses rôles de Hank Moody (dans « Californication ») ou Sam Hodiak (dans « Aquarius ») et reprend les mimiques propres à Mulder. Il retrouve son personnage comme s’il l’avait incarné hier. Gillian Anderson n’est pas en reste et garde toujours la tête sur ses épaules. Désireuse d’aider son fidèle compagnon dans sa quête de vérité, elle veut toujours y croire mais garde ses réflexes de scientifique terre à terre. Elle retrouve la personnalité de Dana Scully, sa classe, son air blasé comme si elle ne l’avait jamais quittée. Retrouvez nos deux comparses, c’est comme retrouvez ses amis après quelques années… qu’est-ce qu’ils nous avaient manqué ! Cerise sur le gâteau, Walter Skinner fera sa petite apparition et il ne sera pas le seul mais promis nous vous laisserons le plaisir de le découvrir par vous-même ! 14 ans après le dernier épisode, le plaisir télévisuel est resté intact ! Si le premier épisode à déjà beaucoup fait jaser, on doit dire qu’ici, on est totalement acquis à la cause du retour en force de notre tandem favori. Bien sûr, il y a un air de déjà vu : c’est vrai que les surprises n’en sont pas vraiment mais nous voulions reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée et le pari est gagné. L’aventure, déjà bien implantée, continuera-t-elle à nous passionner au gré des cinq prochains épisodes ? C’est là qu’est toute la question. S’ils sont dans la même lignée que c’est premier opus, c’est gagné… Affaire (non classée) à suivre. Aux USA, c’est 13,5 millions de téléspectateurs qui étaient au rendez-vous dimanche dernier pour "The X-Files: the revival" et on peut dire que le succès est d’ores et déjà au rendez-vous. Diffusée à 22h30 juste après la NFL, la série a démarré sur des chapeaux de roue ! Et il faut dire que la FOX n’a pas lésiné sur les moyens pour annoncer le top départ de la nouvelle saison : une soucoupe volante géante a été installée au milieu de The Grove, un centre commercial de Los Angeles. Entourée de ruban jaune, elle était gardée par deux agents du FBI affublés de combinaisons anticontaminations. Sur le ruban, on pouvait lire #TheXFiles The Truth is Out There... Et cette vérité, on est tout à fait près à la chercher! Si l’on devait donner un sous-titre aux six épisodes de cette nouvelle saison et un petit pitch pour chacun d’eux, cela donnerait : Episode 1 : A la rencontre des petits hommes gris. (Le titre original est : La vérité est ailleurs) Scully est à présent médecin dans un hôpital catholique alors que Mulder a complètement tourné la page des affaires non classées. Lorsqu’une vedette de talk show (désireuse de faire connaître la vérité à son public) vient leur demander de l’aide et leur avis expérimenté sur un complot extraterrestre, notre duo d’agents fédéraux reprennent du service. Episode 2 : Je vais bien, tout va bien…ou presque (T.O : Les enfants du chaos) Un employé d’une entreprise technologique se suicide en enfonçant une lame dans son oreille après avoir entendu des sons stridents. Mulder et Scully sont appelés pour faire la lumière sur ce nouveau cas peu ordinaire. Parallèlement à cela, Dana est troublée par l’état de santé de sa mère et délaisse son partenaire pour se consacrer à sa famille. Episode 3 : Du kitsch, du kitsch, du kitsch (T.O: Rencontre d’un drôle de type) Quand un lézard- garou sème la panique dans un petit village, on sait que Mulder et Scully ne sont pas loin. C’est l’épisode « gag » de la saison. Les dialogues sont savoureux, l’autodérision est de mise, on a trouvé notre épisode « loufoque » de ce nouveau cru. Episode 4: Le grand méchant vilain pas très rassurant (T.O : Esprit vengeur) Une série de meurtres ignobles ont lieu lorsque des SDF sont menacés d’expulsion. Le tueur, sorte de golem en putréfaction, tenterait-il de faire payer ceux qui s’en prennent à ces exclus de la société ? Episode 5 : Quand Chris Carter fait dans l’actu et balance sur le terrorisme (T.O Babylon) Il est rare que nous ne comprenions pas le choix de Chris Carter. Ici, on est vraiment sceptique sur le sujet (politisé et trop d’actualité) et sur la façon dont il est abordé. S’il y en a un que l’on ne retiendra pas plus que cela, c’est sans doute celui là. En effet, deux terroristes extrémistes font sauter une galerie d’art fréquentée mais l’un deux en réchappe et se trouve dans un coma profond. Mulder et Scully sont sollicités par deux jeunes agents du FBI pour entrer en contact avec le survivant et découvrir qui l’a recruté et quelles seront les prochaines cibles des attentats. Episode 6 : C’est déjà fini ? Noooooon ! (T.O: This is the end) Mulder a disparu... Préoccupée par le sort de son fidèle compagnon, Scully tente a tout prix de le joindre et demande de l'aide aux agents Miller et Einstein avec qui ils ont travaillé précédemment sur une affaire de terrorisme. Mais alors que les recherches battent leur plein, les USA semblent être la cible d'une pandémie de grande envergure que rien, ou presque, ne semble pouvoir sauver... Elizabeth McCord est professeur d’université, mère de deux adolescents, femme épanouie et passionnée de chevaux. Mais elle est aussi analyste pour la CIA. Sa couverture et sa vie presqu’ordinaire semblent la satisfaire jusqu’au jour où l’avion du secrétaire d’Etat des USA s’écrase au beau milieu de l’Atlantique… En effet, le Président des Etats-Unis cherche quelqu’un de confiance pour remplacer son collaborateur décédé et il décide donc de la nommer à ce poste. Bess ne semble pas prête pour cette nouvelle carrière et ne pourra cependant pas la refuser. Partagée entre différentes missions, elle devra faire face à une nouvelle inquiétante : et si l’accident du secrétaire n’en était pas un ? La première saison de « Madam Secretary » a été diffusée l’année dernière sur CBS. Alors que la saison 2 est en cours, nous nous plongeons dans un univers politique parsemé d’intrigues comme on les aime ! Après « Le baptême du feu », l’épisode pilote, on ne peut qu’attester que la sauce prend et que cette série possède de belles qualités. Ses petits airs à la « House of cards » n’ont rien pour nous déplaire, que du contraire : les coulisses du pouvoir, les décors de la Maison Blanche, les relations diplomatiques, le ton général de la série sont autant de similitudes entre « Madam Secretary » et son pendant présidentiel. Cependant, son originalité et son intrigue sont totalement différentes de celle présentées par David Fincher. L’atout majeur de cette série est sans conteste Téa Leoni ! Il était temps de remettre en avant la comédienne si peu exploitée par le 7ème art. Si certains lui ont confié quelques premiers rôles (on pense à « Deep Impact », « Jurassic Park 3 », « Spanglish »), on l’a retrouve (trop) souvent au second plan, et c’est bien dommage. « Madam Secretary » est une bonne occasion de lui rendre ses lettres de noblesse car elle tient ici un rôle fait sur mesure et dans lequel elle évolue fort à son aise ! Egalement productrice de la série, elle incarne une femme politique remplie de charisme et très stratégique. Entourée d’une myriade d’acteurs tous aussi bons les uns que les autres, notre héroïne devra faire face à une changement radical dans sa vie professionnelle et privée. Parmi les seconds rôles, on trouve quelques figures déjà aperçues dans diverses séries : Sebastian Arcelus et Constance Zimmer (deux journalistes dans « House of Cards ») ou Zeljko Ivanek (l’avocat de Frobisher dans « Damages ») ne sont que quelques exemples. Tous trouvent une place de choix dans la nouvelle série politique américaine Ecrits par Barbara Hall, les épisodes de 45 minutes s’enchaînent sans lassitude. Dotés d’une intrigue principale et de différents cas isolés, il serait même difficile de décrocher. |
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