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Janvier 2024

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​The zone of interest
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​Résumé du film
 : Le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, et sa femme Hedwig s’efforcent de construire une vie de rêve pour leur famille dans une maison avec jardin à côté du camp

Note du film : Véronique ★★★★
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Avis : Magnifique objet de cinéma par sa mise en scène exceptionnelle et ses propositions admirables, « The zone of interest » de Jonathan Glazer a obtenu, très justement, le Grand Prix du Festival de Cannes 2023 présidé par le Suédois Ruben Östlund. Et il faut l’écrire : si bien des films sont parfois surcotés ou réservés à une sorte d’élite artistique, le long-métrage présenté ici mérite, lui, que l’on fasse le déplacement en salle pour vivre cette expérience mémorable.
Ecrans noirs, temps suspendus, sons entêtants et insupportables pour qui vivrait réellement à côté de cette « zone d’intérêt », lieu de non-retour dirigé par des nazis opportunistes et/ou dévoués à leur Führer, n’a probablement jamais été aussi inquiétante dans le monde du septième art… Probablement parce qu’elle n’est qu’une ombre derrière un tableau coloré, des rumeurs venues se calquer sur des rires d’enfants ou une vie presqu’ordinaire si elle ne déroulait pas dans des temps si obscurs… Jonathan Glazer interpelle, suggère, faire entrevoir une réalité monstrueuse sans opter pour des images choc. Il fait se répondre deux périodes de l’Histoire : la nôtre qui s’offusque du passé et perpétue un devoir de mémoire indispensable à celle de ces années 40 où tout semble irréel tant les limites de la raison ont été réduites à peau de chagrin.
 
Et si chaque décennie à son film sur le sujet, son approche singulière pour évoquer l’horreur humaine en la suggérant ou la montrant plus ou moins frontalement (on pense à « La liste de Schindler », « Le garçon au pyjama rayé », « Le fils de Saul », « La vie est belle », « Au nom de tous les miens », « Le pianiste » pour ne citer qu’eux), « The zone of interest » allie drame intime et récit d’Histoire en s’appuyant sur l’existence, les actions et la vie de famille du commandant Rudolf Höss (incarné ici par l’impressionnant Christian Friedel), un nazi zélé qui n’a pas hésité à donner une nouvelle tournure aux exterminations glaçantes que certains continuent de nier.
 
Indispensable et révoltant, le film de Jonathan Glazer ne montre jamais rien mais évoque, par le son, un fond, une couleur, un geste ou une parole l’horreur qui se joue de l’autre côté du mur du jardin coloré et luxuriant créé par une épouse « qui a réussi » (formidable Sandra Hüller), un petit paradis sur Terre où évoluent ses enfants et qui jouxte l’enfer dont les flammes, les bruits assourdissants et les cris hantent les nuits d’un voisinage peu inquiet ou concerné. Plus qu’un film indispensable, « The zone of interest » est une claque, une expérience cinématographique de grande qualité qu’on n’est pas prête d’oublier.
 
Drame – 1h46 - De Jonathan Glazer avec Christian Friedel et Sandra Hüller – Bande annonce
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​Mambar Pierrette
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Résumé du film : La ville de Douala trépigne à l’approche de la rentrée scolaire. Les clientes se bousculent pour que les vêtements des enfantset des cérémonies soient prêts à temps. Plus qu’une simple couturière, Pierrette est aussi la confidente de ses clientes et d’une génération. Mais de fortes pluies menacent d’inonder son atelier - un malheur parmi d’autres - Pierrette va devoir rester à flot.
 
Note du film : Véronique ★★★
 
Avis : Véritable leçon de vie, film réflexif sur le courage, la détermination, la capacité qu’ont certaines personnes de ne jamais baisser les bras là où d’autres l’auraient déjà fait il y a longtemps déjà, « Mambar Pierrette » est un long-métrage touchant, empathique qui met en lumière une femme exceptionnelle : Mambar, appelée aussi Pierrette.
Couturière, mère célibataire, elle enchaîne une série de déconvenue mais ne fléchit pas, cherche des solutions impossibles pour rester debout et continue pas après pas. Confidente, aidé précieuse, épaule robuste sur laquelle on peut se reposer, Mambar (Pierrette) se rend disponible pour tout le monde, sauf pour elle. Débrouillarde, malchanceuse mais toujours là pour les autres, cette Camerounaise est une femme parmi tant d’autres mais aussi la témoin privilégiée d’une Afrique qui n’a rien (ou en tout cas pas grand-chose) mais qui ne se lamente jamais. Entrer dans le monde de Rosine Mbakam (qui avait aussi réalisé « Chez jolie coiffure » que nous avions beaucoup aimé »), c’est pousser la porte d’un cinéma vérité, celui où les « témoignages » et leurs acteurs se livrent sans détour, où la vie prend le dessus et où rien n’est inventé. C’est authentique, touchant, inspirant… dramatique mais rempli d’espoir ! A voir !
 
Drame docu-fiction – 1h33 – de Rosine Mbakam avec Pierrette Aboheu, Karelle Kenmogne, Cécile Tchana et Fabrice Ndjeuthat - Bande annonce

​King's land
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​Résumé du film: 1755. Le capitaine Ludvig Kahlen veut établir une colonie dans une région difficile du Danemark en échange d'un titre royal. Cependant, le noble De Schinkel prétend posséder ce morceau de terre et jure de se venger. Le capitaine Kahlen ne se laisse pas intimider et s'engage dans une bataille inégale, au péril de sa vie et de celle de ses alliés.

Note du film : François ★★★★

Avis: Si le réalisateur Nikolaj Arcel ne parle pas au plus grand nombre, il a tout de même réalisé quelques films singuliers dont la "Tour Sombre", l’excellente saga "Les Enquêtes du Département V" ou encore la très belle adaptation de "Millenium".
Si ses qualités de scénariste ne sont plus à prouver, il nous revient cette fois avec une double casquette pour nous livrer l’excellent "King’s land" ! Tenant du véritable western historique, le film plante son action dans le Danemark de 1755, période de l’Histoire où les colonies s’établissaient pour le prestige des royaumes.

C’est ici que le capitaine Ludvig Kahlen entre en scène ! Incarné de main de maitre par le brillant Mads Mikkelsen, l’officier part avec la détermination sans faille de faire pousser des pommes de terre au sein d’une lande inhospitalière battue par les vents et le froid. Après avoir convaincu la cour du Roi Frédéric V de lui accorder l’autorisation, il lui faut composer avec le seigneur local, absolument pas disposé à le voir réussir. Mais ce qui marque les esprits, plus encore que les prodigieux panoramas des landes du Danemark et la somptueuse photographie, c’est la qualité de jeu de son acteur principal. Mads Mikkelsen fait passer beaucoup d’émotion avec peu de démonstration. Son regard, par moment embué par des évènements tragiques, parvient à nous toucher en plein cœur. Aux côtés de l’acteur, Amanda Collin tient la dragée haute ainsi que la jeune comédienne Melina Hagberg dont la présence illumine l’écran.

​Et si l’intrigue n’offre que peu de surprises, elle se veut très plaisante à suivre. D’ailleurs, on ne s’ennuie jamais devant cette fresque à la fois belle et cruelle !  On ne saurait trop vous conseiller de partir vers ces contrées lointaines pour vivre une belle aventure de cinéma... au cinéma!
 
Drame, Historique- 2h 07min- De Nikolaj Arcel, Anders Thomas Jensen- Avec Mads Mikkelsen, Amanda Collin, Simon Bennebjerg - Bande annonce 

​May December
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Résumé du film : Vingt ans après que leur liaison a fait la une de la presse people, Gracie et son mari Joe (23 ans de moins qu’elle) se préparent pour les festivités de fin d’étude de leurs jumeaux. Leurs relations familiales sont néanmoins mises à l’épreuve lorsque l’actrice hollywoodienne Elizabeth Berry débarque pour observer le couple et se préparer à son nouveau rôle. Elle doit en effet incarner Gracie. Alors que les deux femmes apprennent à se connaître, leurs ressemblances et leurs différences commencent lentement à s’entremêler.
 
Note du film : Véronique ★★★
 
Avis : Dixième film de Todd Haynes (découvert lors du Festival du Cinéma américain de Deauville), « May December » est le négatif de la célèbre chanson de Serge Reggiani « Il suffirait de presque rien ».  Elle a presque 50 ans, lui en a 36. Parents de jumeaux sur le point de gagner les bancs de l’université, ce couple décrié (et librement inspiré de celui que formaient l’enseignante Mary Kay Letourneau et Vili Fualaau) a beaucoup fait parler de lui. ​
Normal donc pour le cinéma de s’y intéresser et de porter à l’écran cette romance contrariée et illégale. Et c’est précisément cet angle qu’a choisi Todd Haynes pour nous en parler.

​Réalisateur sublimant les femmes (on repense encore à « Carol ») et rendant palpitante les « affaires » américaines (« Dark Waters »), Todd Haynes n’a pas son pareil pour rendre accessible des faits, des portraits, des histoires. Ici encore, il parvient à nous passionner pour le métier d’actrice (presque enquêtrice) qui s’inspire de son héroïne, obsédée par ce besoin de comprendre, ressentir pour incarner. Il porte un regard bienveillant sur ses personnages, quels que soient leur passé, leurs actes, leur envie profonde. Le duo Natalie Portman/Julianne Moore fonctionne à merveille, le climax malaisant s’installe progressivement et on vit les bouleversements des uns et des autres grâce à une proximité scénique et humaine maîtrisée. Un film à voir et à apprécier !
 
 
Drame – 1h53 - De Todd Haynes – Avec Natalie Portman, Julianne Moore, Charles Melton  et Cory Michael Smith – Bande annonce

​Un silence
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Résumé du film
 : Silencieuse depuis 25 ans, Astrid la femme d’un célèbre avocat voit son équilibre familial s’effondrer lorsque ses enfants se mettent en quête de justice.
 
Note du film : Véronique ★★★
 
Avis : « Un silence », c’est le dixième film de Joachim Lafosse, un cinéaste qui a toujours su botter en touche quel que soit le sujet porté à l’écran. Fidèle à son univers artistique et à ses inspirations, son dernier film nous fait, à nouveau, découvrir la face cachée de personnes singulières qui se révèlent être autre lorsque la porte de la maison est fermée. Ici, c’est de Maître Schaar dont il s’agit, excellent Daniel Auteuil, en retenue mais terriblement percutant dans les quelques scènes qui lui sont confiées mais aussi de Raphaël, son fils adoptif qui commettra l’irréparable.
 ​
Mais celle qui occupe toute la place et qui attire notre attention, c’est Astrid, incroyable Emmanuelle Devos, une mère dans le déni, forte et dans le compromis, celle qui évolue dans le silence assourdissant d’une situation qui semble la dépasser, qui reste droite alors que tout autour d’elle est sur le point d’imploser. Ses regards, ses paroles, ses actes, tout parle pour elle et pourtant, on ne semble pas entendre et comprendre ce qui se trame et l’issue du drame (familial) qui sera le sien.
 
Joachim Lafosse nous a déjà emmené dans divers univers, différentes familles, s’est basé sur d’autres faits réels (ici, le destin de Maître Schaar est librement inspiré de l’affaire « Hissel ») mais n’a peut-être jamais été aussi percutant, tant dans sa mise en scène que dans son propos. Abordant la pédocriminalité et le déni avec beaucoup de pudeur, Joachim Lafosse signe un nouveau grand film qui restera dans nos mémoires comme l’ont été « Eleve libre » et « A perdre la raison » avant lui. La Belgique recense de grands cinéastes, Joachim Lafosse en fait indéniablement partie !
 
Drame – 1h39- De Joachim Lafosse avec Daniel Auteuil, Emmanuelle Devos et Matthieu Galoux – Bande annonce
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​Pauvres créatures (Poor things)
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​Résumé du film : Bella est une jeune femme ramenée à la vie par le brillant et peu orthodoxe Dr Godwin Baxter. Sous sa protection, elle a soif d’apprendre. Avide de découvrir le monde dont elle ignore tout, elle s'enfuit avec Duncan Wedderburn, un avocat habile et débauché, et embarque pour une odyssée étourdissante à travers plusieurs pays. Imperméable aux préjugés de son époque, Bella est résolue à ne rien céder sur les principes d’égalité et de libération.
 
Note du film : Véronique ★★★
 
Avis : Il a fait l’objet de nombreuses avant-premières, a remporté un petit succès en festival et marqué le palmarès des Golden Globes (où il a reçu le Golden Globe du Meilleur film musical ou de comédie et celui de la meilleure actrice dans la même catégorie pour Emma Stone) , « Pauvres créatures » est un film qui ne laissera pas indifférent.
S’il est irréprochable artistiquement parlant (on fait fi de certains décors dignes des compositions réalisées par les intelligences artificielles performantes), possède une vraie identité visuelle (tant par ses décors, ses costumes, ses musiques que par l’utilisation de ses focales et de sa pellicule au rendu exceptionnel), le film se veut peut-être moins empathique ou altruiste qu’espéré.
 
Pamphlet universel taclant une certaine toxicité masculine et l’abus de « faiblesse » de prédateurs ordinaires, film féministe prônant la libération (sexuelle) de la femme, « Pauvres créatures » ne fait pas dans la dentelle et aborde, sans détour et sans pudeur le rapport au corps, à la sexualité, le passage à l’âge adulte et la découverte de mondes qui peuvent être étrangers.
 
Son postulat de départ, sa mise en scène et sa parfaite interprétation (Emma Stone est bluffante, Mark Ruffalo incroyablement détestable et Willem Dafoe touchant) sont sans conteste les forces majeures d’un film qui nous a cependant paru très long et trop poussif que pour se hisser au rang de « favori ». Si sa forme est en grande partie remarquable et son fond intéressant, son discours assumé tout du long et sa maîtrise incontestée, nous n’avons pas totalement adhéré à son discours et son illustration outrancière et restons spectateurs d’une œuvre d’art moderne qui ne nous a pas spécialement touchée.
 
Drame – 1h54 – De Yórgos Lánthimos avec Emma Stone, Willem Dafoe, Mark Ruffalo, Ramy Youssef, Jerrod Carmichael et Christopher Abbott - Bande annonce

​Une rencontre inattendue (She came to me)
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​Résumé du film
 : Steven Lauddem (Peter Dinklage), un compositeur d’opéra en panne d’idées, est incapable de terminer l’œuvre censée marquer son grand retour. Suivant les ordres de sa femme psychologue (Anne Hathaway), il part en quête d’inspiration dans les rues de New-York. Il fait la rencontre de Katrina (Marisa Tomei), capitaine d'un remorqueur accro aux romances, qui va propulser sa créativité vers des sommets inégalés.
 
Note du film : Véronique ★(★)
 
Avis : Romcom sympathique mais pas non plus mémorable, « Une rencontre inattendue » est un joli long-métrage au casting hétéroclite appréciable : Anne Hathaway en psy(chorigide), Peter Dinklage en compositeur en panne d’inspiration et Marisa Tomei nymphomane romantique, jugez plutôt…
S’interrogeant sur les liens amoureux, le jeu d’influence, la mécanique des couples et des familles, « Une rencontre inattendue » n’a pas le ton des comédies romantiques du début des années 2000, pas le rayonnement de quelques grands classiques du genre mais se voit néanmoins comme un petit divertissement dispensable à réserver pour les fans des acteurs principaux. Tendre et « gentil », « She came to me » en version originale est vite vu vite oublié.
 
Comédie romantique – 1h53 – De Rebecca Miller avec Peter Dinklage, Anne Hathaway, Marisa Tomei, Joanna Kulig et Harlow Olivia Calliope Jane - Bande annonce

​​Here
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Résumé du film : Stefan est un ouvrier du bâtiment vivant à Bruxelles et qui s'apprête à partir pour son pays natal, la Roumanie. Au cours de ses promenades et de ses visites d'adieu à ses amis et à sa famille, il rencontre Shuxiu, une jeune femme belgo-chinoise qui prépare un doctorat sur les mousses végétales. Son regard et son intérêt pour ce qui est à peine visible, intriguent Stefan et attirent encore plus son attention sur les trésors qui nous entourent en permanence, qu'ils soient partagés avec nos voisins ou qu'ils poussent simplement sous nos pieds. 

Note du  film : Véronique ★★★

Avis : Avec son nouveau kaléidoscope consacré à Bruxelles et ses habitants de tous horizons, Bas Devos nous offre un long-métrage où la rencontre de l’autre et l’amitié se trouvent au cœur d’une intrigue faussement simple et parfaitement maîtrisée.
Sa sublime photographie et ses protagonistes authentiques nous font cheminer aux cotés de Stefan, un ouvrier roumain qui semble s’émerveiller de tout. En croisant la route de Shuxiu, une botaniste fascinante qui trouve de la beauté, de la nature en tous lieux, Stefan fera de même révélant la part lumineuse et bienveillante de toutes les personnes qu’il aborde lors de son périple urbain. D’une poésie folle, « Here » démontre que la beauté dans la simplicité du quotidien se révèle à qui veut le voir, la cueillir, la chérir et combien Bas Devos a l’art, lui, de l’exposer au plus grand nombre dans une démarche contemplative admirable !
 
Drame – 1h26 – De Bas Devos avec Stefan Gota, Liyo Gong, Cedric Luvuezo, Teodor Corban, Saadia Bentaïeb, Alina Constantin, ShuHuang Wang - Bande annonce
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​Une des mille collines
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Résumé du film: Ils ignoraient qu’au Rwanda être né Tutsi était un crime. Les vies de Fiacre, Fidéline et Olivier se sont arrêtées en 1994. Aux derniers jours de ces enfants se mêlent trois temps : la mémoire du génocide, les procès Gacaca de 2005 et la résilience du village où ceux qui ont exterminé et ceux qui ont aimé reprennent une vie commune. Le film tente d’approcher une vérité, de restaurer leur existence et l’histoire d’une colline pour toutes les collines.

​
Note du film : François ★★★/♥

Avis : Comment pardonner à un génocidaire Hutu, qui se trouve être votre voisin, les meurtres innommables qu’il a commis ? Comment oublier les cris d’enfants pourchassés qui déchirent la nuit ? Comment continuer à vivre après avoir perdu votre famille ?
Toutes ces questions, et bien d’autres, sont traitées de manière efficace par Bernard Bellefroid qui délivre un documentaire à la fois prenant et glaçant. En effet, le réalisateur revient avec « Une des milles collines » sur le génocide rwandais perpétré contre les Tutsi en 1994. Et plutôt que de revivre l’Histoire nationale, c’est une histoire intime qui nous est donnée à voir avec le récit des derniers instants de Fiacre, Fidéline et Olivier. Trois enfants qui ne demandaient qu’à jouer et vivre en paix dans un monde devenu fou.

La richesse du documentaire tient de son approche d’être au plus près de la vérité grâce aux témoignages encore douloureux de ceux qui étaient les acteurs mais aussi les témoins de cette tragédie. D’ailleurs, le récit est découpé en trois temps forts. Celui de la mémoire du génocide, les fameux procès Gacaca de 2005 dans lesquels des habitants étaient les juges censés condamner celui qui, souvent, faisait partie de sa propre famille !  Et enfin, la résilience du village où le pardon de ceux qui ont été meurtris a été donné à leurs bourreaux. Bouleversant !
 
Documentaire- 1h 20- De Bernard Bellefroid - Bande annonce 

​L'innocence (Monster)
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​Résumé du film : Lorsque le comportement de son fils Minato change, Saori tient son professeur Michitoshi pour responsable. Elle fait irruption dans l'école et exige une explication immédiate. Mais au fur et à mesure que l'histoire se déroule, la vérité émerge peu à peu.
 
Note du film : Véronique ★★★★
​
Avis : Auréolé très justement du Prix du scénario au dernier Festival de Cannes, « L’innocence » de Kore-Eda est une nouvelle incursion dans sa vision de la famille et de l’enfance, dans sa candeur comme dans ses difficultés et ses douleurs. Superbement mis en scène à travers trois regards portés sur une même histoire « Monster » ne cesse de jouer avec nos doutes, nos émotions, et monte crescendo vers un final poignant et mémorable. Un nouveau grand film on ne peut plus actuel sur la quête d’identité porté par un casting magistral !
Drame – 2h06 – De Hirokazu Kore-eda avec Sakura Andô, Shidô Nakamura, Mitsuki Takahata, Eita Nagayama, Yûko Tanaka - Bande annonce
Making of
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Résumé du film : Simon, réalisateur aguerri, débute le tournage d’un film racontant le combat d’ouvriers pour sauver leur usine. Mais entre les magouilles de son producteur, des acteurs incontrôlables et des techniciens à cran, il est vite dépassé par les événements. Abandonné par ses financiers, Simon doit affronter un conflit social avec sa propre équipe. Dans ce tournage infernal, son seul allié est le jeune figurant à qui il a confié la réalisation du making of.
 
Note du film : François ★★★ - Véronique ★★
 
Avis : Véritable mise en abîme réalisée par Cédric Kahn, « Making Of » se propose de nous montrer les mésaventures d’un réalisateur peinant à tourner son dernier film. La difficulté inhérente au tournage : final cut des producteurs, gestion de l’égo de certains acteurs, tensions concernant le budget sont autant de raisons de suivre le film avec beaucoup de plaisir !​
Jamais nous ne nous ennuyons devant les péripéties parfaitement retranscrites à l’écran. Et si le rythme ne semble pas fléchir, les acteurs participent à cette fête constante. Comment ne pas trouver Jonathan Cohen insupportable dans le rôle de la star ?  Comment ne pas désirer la réussite de ce jeune passionné par le cinéma et joué de manière très juste par Stefan Crepon ? Enfin, est-il possible de résister à la sincérité du jeu de l’actrice Souheila Yacoub dont le personnage ne demande qu’à accéder à son heure de gloire ? Mais la palme revient assurément à Denis Podalydès, magistral dans le rôle du réalisateur désabusé qui doit mener plusieurs combats pour sauver à la fois son film et son mariage.

Oui, « Making Of » fonctionne à l’image d’une très belle poupée russe qui s’imbrique à la perfection sous nos yeux ébahis.
 
Comédie dramatique– 1h54 – De Cédric Kahn avec Denis Podalydès, Jonathan Cohen, Stefan Crepon, Souheila Yacoub, Emmanuelle Bercot, Xavier Beauvois, Valérie Donzelli - Bande annonce

​Io, Capitano (Moi, Capitaine) 
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Résumé du film : Seydou et Moussa, deux jeunes sénégalais de 16 ans, décident de quitter leur terre natale pour rejoindre l’Europe. Mais sur leur chemin les rêves et les espoirs d’une vie meilleure sont très vite anéantis par les dangers de ce périple. Leur seule arme dans cette odyssée restera leur humanité.

Note du film : François ★★★★/♥ -  Véronique ★★★★
 
Avis : Voilà un périple haletant dont nous ne sommes pas ressortis indemne.  Moi Capitaine est l’histoire de deux migrants fuyant le Sénégal et bravant de grands dangers pour espérer toucher leur rêve : réussir leur vie en Europe. C’est mû par cet espoir qu’ils nous emmènent à leurs côtés et se retrouvent même à devoir affronter des situations cauchemardesques.

​Le cinéma de 
Matteo Garrone (Dogman) est à la fois très dur et terriblement humain ! 
Dépassant le simple film sur la migration, "Io, Capitano" déploie une humanité qui se retrouve précisément à travers les personnages principaux mais également ceux qui jalonnent cette aventure et qui restent en mémoire, à l’image du formidable jeu d’acteur d’Issaka Sawadogo. Il est difficile de nous pas s’émouvoir devant les personnages de Seydou et de Moussa, magistralement interprétés par Seydou Star et Moustapha Fall- dont on se dit qu’une belle carrière les attend.
 
Et si le voyage est dur, c’est parce que le sable dévore des vies, tout comme les seigneurs de guerre trop contents de s’enrichir sur le dos de ces malheureux. Paradoxalement, ce voyage est également somptueux grâce à une photographie particulièrement enchanteresse mais aussi par le recours à une poésie surprenante qui s’invite de manière surréaliste dès qu’on ne s’y attend pas. Et lorsque celle-ci survient, c’est aussi pour que le héros s’échappe d’une réalité trop horrible et lui amener un peu de douceur tant il en a trop vu.
 
A la manière de l’Odyssée, Moi Capitaine met en lumière un héros qui, de par son aventure, gagne une dimension mythologique. Voilà un formidable récit qui fait réfléchir tant les motivations des migrants à aller au devant du danger posent des questions et nous renvoient à notre propre (in)humanité. N’est-il pas plus facile de fermer les yeux face à une tragédie qui ne fera que se multiplier dans le futur ? Et si les conséquences humaines ne finiront jamais d’émouvoir, le regard hagard de ces migrants réalisant que leur rêve n’est pas à portée nous hante encore.
 
Drame – 2h01 - De Matteo Garrone avec Seydou Sarr et Moustapha Fall - Bande annonce

Godzilla: minus one
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Résumé du film : Dans le Japon de l’après-guerre, une nouvelle terreur surgit : Godzilla. La population dévastée sera-t-elle à même de survivre… et de riposter ?

Note du film : Véronique ★★★★/♥ 
 
Avis : Spectacle grandiose maîtrisé en tous points, « Godzilla minus one » est aussi glaçant/terrifiant qu’émouvant. Sa musique wagnérienne, sa spatialisation sonore brute ou ses moments sourds, sa photographie sublime et le minimalisme des effets spéciaux qui rendent le film plus authentique, rien n’est laissé au hasard et hisse ce « Minus One » tout en haut du classement des films de kaiju qui fait rougir de jalousie tous les longs-métrages américains qui se sont frottés à l’épineux sujet. Un chef d’œuvre dans le genre à voir absolument en salle !​
Science-fiction– 2h05 – De Takashi Yamazaki avec Ryūnosuke Kamiki, Minami Hamabe, Sakura Andō, Yuki Yamada , Munetaka Aoki, Hidetaka Yoshioka - Bande annonce
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​Priscilla
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Résumé du film : Priscilla a 14 ans lorsqu'elle rencontre Elvis, 24 ans, sur une base militaire en Allemagne. Celui qui est déjà une star internationale du rock'n'roll et la jeune collégienne tombent follement amoureux. Mais leurs vies sont trop éloignées pour envisager un avenir commun. Jusqu'à ce qu'Elvis invite Priscilla à Graceland, sa luxueuse propriété. De leur idylle secrète à leur mariage iconique, Sofia Coppola dresse le portrait de Priscilla, une adolescente effacée vivant un conte de fées dont elle se réveillera lentement pour prendre sa vie en mains.

Note du film : Véronique ★★ - François ★★

​
Avis : A l’instar de « Spencer » de Pablo Larraín, « Priscilla » filme la solitude, la lassitude, le vide d’une vie qu’on a pas réellement choisi. Illustrant cette fois la toxicité d’une relation qui empêche Priscilla Beaulieu de s’épanouir une fois devenue la petite amie d’Elvis, le film de Sofia Coppola se veut contemplatif, lent et plutôt pessimiste.
Egratignant l’image du King, livrant sa vérité sur une histoire vécue de l’intérieur, la réalisatrice veut aussi et surtout montrer la libération possible d’une emprise que les femmes de l’ombre peuvent espérer. Remarquable dans son rôle de Priscilla, Cailee Spaeny ne triche pas et mérite sa coupe Volpi. Quant au film en lui-même, nous sommes passé à côté et n’avons pas été passionné par ce biopic orienté.
 
Drame – 1h53 – De Sofia Coppola avec Cailee Spaeny, Jacob Elordi, Ari Cohen & Dagmara Dominczyk - Bande annonce

​Golda
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Résumé du film : Le 6 octobre 1973. En ce jour sain israélien du Yom Kippour, l’Egypte, la Syrie et la Jordanie organisent une attaque surprise conjointe dans la péninsule du Sinaï et dans le plateau du Golan. Prise au dépourvu, la Première Ministre Golda Meir (Helen Mirren), la 'Dame de Fer' d’Israël, doit repousser ce danger imminent. Entravée par tous les membres de son cabinet entièrement masculin, c’est à Golda qu’incombe la charge de résoudre cette situation d’urgence. Dans cette course contre la montre, la vie de millions de civils est en jeu de chaque côté de la bataille.
 
Note du film : Véronique ★
 
Avis : Sorte de « Que sais-je » illustré, « Golda » de Guy Nattiv est le plus bel exemple que l’Histoire ne retient pas toujours ses erreurs du passé. ​
Portée à la perfection par une Helen Mirren grimée pour l’occasion, Golda se livre dans un biopic historique et personnel, un long-métrage qui nous happe dans les événements tragiques des années 70 mais aussi dans le combat contre la maladie de cette dame de fer israélienne. Réservé à un public d’initié, le film se veut peut-être trop pédagogique et académique et ne parvient pas à nous passionner. Dommage…
 
Drame – 1h53 – De Guy Nattiv avec Helen Mirren, Camille Cottin, Rami Heuberger, Lior Ashkenazi et Liev Schreiber - Bande annonce

​♥ : Coup de coeur - 
★★★★: Excellent film - ★★★: Très bon film - ★★: Bon film - ★: Passable - ○: On en parle?
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