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One Piece saison 2

3/31/2026

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​Le 10 mars 2026, Netflix dévoilait la deuxième saison du live action One Piece. Composée de huit épisodes d’environ une heure, cette nouvelle salve poursuit l’aventure du Chapeau de paille avec un objectif clair : mettre le cap sur Grand Line et partir à la recherche du légendaire trésor, le One Piece. Mais la route est loin d’être paisible : îles étranges, Marine omniprésente et pirates redoutables se dressent sur leur chemin.

Une saison qui voit plus grand
​

Dès les premiers épisodes, on sent que cette saison 2 ambitionne de retranscrire la montée en puissance du manga et de l’animé, dont les combats deviennent de plus en plus titanesques. 
Et pour ceux qui connaissent l’œuvre originale, ce n’est qu’un avant-goût de ce qui les attend. La plus grande satisfaction reste la fidélité à l’esprit de cette saga déjà culte. Les 118 millions de dollars de budget — équivalents à ceux de la saison 1 — se voient à l’écran, même si l’ampleur des affrontements met parfois à mal la constance des effets spéciaux. Certaines scènes sont splendides, d’autres révèlent les limites techniques du projet. Mais après tout, peut-on vraiment transposer la magie d’un manga sans perdre un peu de sa folie ou de son émotion ? Cette saison prouve en tout cas que l’absurde et le sensible peuvent cohabiter.
 
Un univers respecté et enrichi
 
Pourquoi bouder notre plaisir ? Ce voyage déjanté dans l’univers d’Eiichiro Oda reste un vrai bonheur. Les îles, les villes et même les zones rurales conservent leur identité visuelle et leur charme. Les créateurs se permettent même d’introduire des personnages qui n’apparaissent normalement pas à ce stade de l’histoire, mais ces choix narratifs s’avèrent pertinents et renforcent la compréhension de l’intrigue. Un très bon point donc!
 
L’équipage du Chapeau de paille
 
La première saison nous avait séduits grâce à son casting, et cette alchimie fonctionne toujours à merveille. Iñaki Godoy incarne un Luffy lumineux, comme s’il était né pour ce rôle. La rivalité bon enfant entre Sanji et Zoro continue d’arracher des sourires, tout comme les réactions spontanées de Nami. On sent que toute l’équipe prend plaisir à participer à ce projet colossal, et cela se ressent à l’écran.
 
Seule ombre au tableau : Callum Kerr, qui peine à donner à Smoker l’aura charismatique qu’on lui connaît. Il lui manque sans doute un peu de maturité — et de barbe — pour rendre le personnage moins lisse. Une erreur de casting isolée, mais notable.
 
Quant à Chopper, notre plus grande crainte s’est dissipée dès son apparition. L’exercice était périlleux, mais le résultat fonctionne : il est adorable, touchant, fidèle à son modèle papier. Même le créateur de l’œuvre a été ému par une scène le mettant en avant. Un hommage respectueux, et réussi.
 
Bien sûr, tout cela s’accompagne d’un jeu parfois volontairement naïf et de costumes flamboyants dignes de cosplays. Mais une adaptation plus sage aurait trahi l’essence même de One Piece.
 
En route vers Alabasta !
 
Tout n’est pas parfait, mais l’ensemble fonctionne. Quel plaisir de retrouver cet esprit d’aventure, cette énergie de troupe, cet idéalisme frénétique et ces valeurs chères à Luffy : loyauté, amitié, sacrifice, espoir.
 
Alors, que retenir de ces huit épisodes ?
Une saison imparfaite, certes, mais fidèle, généreuse et plaisante à suivre. Elle pourrait même donner envie aux curieux de plonger dans cet univers décalé et porteur de belles valeurs. Quant à nous, on attend déjà la saison 3, avec ses combats encore plus intenses à Alabasta, le royaume du sable où un ennemi redoutable attend Luffy et ses compagnons. L’attente sera longue, mais l’aventure en vaut la peine.
​
​Durée de la série
 : 8 épisodes de 60 minutes
Date de sortie sur Netflix : 10 mars 2026
Genre : Action/aventure/fantastique
Créée par Steven Maeda, Matt Owens; Avec Iñaki Godoy, Mackenyu, Emily Rudd
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Adolescence

3/28/2025

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​Résumé de la série : Lorsqu'un ado de 13 ans est accusé de meurtre, sa famille, une psychologue clinicienne et l'inspecteur chargé de l'affaire se demandent ce qui s'est vraiment passé.
 
Note de la série : Véronique ★★★★/♥
 
Avis : « Adolescence », c’est LA série Netflix phénomène à côté de laquelle il est difficile de passer.  Avalés en deux soirées (ou un peu plus si vous aimez faire durer le plaisir), les 4 épisodes d’un peu moins d’une heure nous immergent dès les premières secondes dans l’enfer d’une famille stupéfaite de ce qu’elle vient de découvrir. Jamie, tout jeune adolescent de 13 ans (et impressionnant Owen Cooper), a poignardé sauvagement une jeune fille de son collège sans motif apparent.
 Quels impacts et quelles conséquences cela aura-t-il sur son entourage, sa famille et les services de police ou judiciaires qui vont le côtoyer, c’est un des objectifs du programme signé Jack Thorne (« Skins », « Shameless ») et Stephen Graham (le père de fiction dans la série)
 
Haletante et éprouvante, cette série présente non seulement un sujet d’une inquiétante actualité mais aussi un casting solide qui évolue avec aisance dans une technique de jeu totalement maîtrisée. C’est que le challenge était d’autant plus risqué que les 4 épisodes sont tournés en de réels plans séquences qui ne laissent place à aucun temps mort ni pour ses spectateurs, ni pour ses acteurs principaux. Relais de caméra, figurants en grand nombre, ballet incessant de points de vue, « Adolescence » est une vraie prouesse de mise en scène. Si le troisième épisode semble s’attirer les faveurs du public pour son incroyable face à face, notre coup de cœur va vers le premier épisode, déclencheur, qui aborde toute une série de faits, d’actes, de procédures peu présentées au cinéma (ou dans les séries en général).
 
Passionnante, « Adolescence » marque les esprits, infuse et nous fait prendre conscience des pertes de repères d’une certaine jeunesse qui se cherche sans prendre les meilleurs décisions et rejoindre les meilleurs partis. Elle se veut glaçante par sa thématique, authentique dans la présentation des émotions et dommages collatéraux inhérents à une telle situation. C’est beau, c’est fort, c’est à ne surtout pas manquer sur la célèbre plateforme VOD !

​Durée de la série : 4 épisodes de 60 minutes
Date de sortie sur Netflix : 13 mars 2025
Genre : Drame/Policier/Thriller
Créée par Jack Thorne et Stephen Graham– Avec Stephen Graham, Owen Cooper, Erin Doherty, Ashley Walters et Faye Marsay
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Le probleme a trois corps

5/2/2024

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Résumé de la série:  Une décision prise par une jeune femme en Chine dans les années 60 a des répercussions spatio-temporelles jusque dans le présent. Lorsque les lois de la nature se délitent inexplicablement sous les yeux d'un groupe soudé de brillants scientifiques, ils unissent leurs forces à celles d'un inspecteur inflexible pour affronter la plus grande menace de toute l'histoire de l'humanité.
 
Note de la série : ❤️ (par François)
 
Avis: Quel plaisir de s’étonner devant un sujet aussi traité au cinéma que l’invasion extraterrestre! Et pourtant, c’est ce que promet « Le Problème à trois corps ». 
Transposition à l’écran du roman de Liu Cixin, le résultat est aussi apparemment une relecture assez libre de l’œuvre littéraire que nous n'avons pas lue. Nous nous focaliserons donc sur cette version américaine décriée en Chine pour sa vision partiale des événements relatés.

​Sans conteste, « 
Le Problème à trois corps »fait penser aux très bonnes séries qui florissaient dans les années 2000. Nostalgiques de « Lost », des « 4400 » ou encore de « The Lost Room », nous avons pris plaisir à nous interroger mais surtout à être pris à partie du destin incertain de l’humanité.

Oui, la série allie avec brio réflexion, émotion mais aussi humour- surtout grâce à un personnage qui représente le comique du groupe. Et à ce titre, John Bradley excelle dans le rôle ! Mais les autres acteurs ne sont pas en reste: Eiza Gonzalez, Jess Hong, Benedict Wong (l’assistant de « Doctor Strange »!). Mais la palme revient sans hésitation à Liam Cunningham pour son rôle de mécène froid et sarcastique qui revêt la cape de la résistance humaine la plus farouche.
 
Difficile aussi de ne pas s’enthousiasmer par la qualité d’écriture des personnages qui donne assez de relief pour nous intriguer. Et comme on pouvait s'y attendre avec les créateurs de « Game of Thrones », attendez-vous à de sacrées injustices !
 
À l’instar de cette audacieuse invasion extraterrestre, Netflix a donné à la série les moyens de se déployer à travers l’espace numérique pour arriver d'une fort belle manière jusqu’à nous!

Durée de la série 
: 8 épisodes de 60 minutes
Date de sortie sur Netflix : 21 mars 2024
Genre : Drame/Science fiction
Créée par David Benioff, D.B. Weiss, Alexander Woo – Avec Jovan Adepo, Liam Cunningham, Eiza Gonzalez
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Scott Pilgrim prend son envol

12/10/2023

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Résumé de la série: Quand il rencontre Ramona Flowers, la fille de ses rêves, Scott Pilgrim découvre que ses sept ex maléfiques s'opposent à leur amour.

Note de la série : ★★★ (par Muriel)

Avis : « Scott Pilgrim », vous connaissez sans doute le film, en tout cas je l’espère car pour moi c’est un de ces ovnis qui est devenu culte avec les années et qu’il faut absolument avoir vu, surtout si on aime le cinéma d’anticipation teinté d’humour. Et puis, c’est une romance aussi, ne l’oublions pas !

Sorti au cinéma en 2010 et réalisé par l’excellent Edgar Wright (« Shaun of the Dead », « Baby Driver », « Last night in Soho »), le long métrage était en fait l’adaptation d’un comics en noir et blanc en 6 volumes dessiné et scénarisé par le Canadien Brian Lee O’Malley paru entre 2006 et 2010. ​
Une version en couleurs de la BD a même été publiée par la suite, suite à l’énorme succès en librairie à l’international.

Et donc maintenant les aventures rocambolesques de Scott Pilgrim se déclinent en série d’animation, avec ce « Scott Pilgrim Takes off » (ou « Scott Pilgrim Prend son envol » en VF), 8 épisodes à suivre sur Netflix, c’est toujours produit par Edgar Wright et le créateur de la BD est fortement impliqué dans la création et les scénarios également. Ce qui est intéressant ici, c’est que vous pouvez commencer par la série animée, indépendamment de votre connaissance préalable du film ou de la BD, car elle raconte en fait une version alternative de ce que nous connaissons déjà : on retrouve le même point de départ, Scott rencontre Ramona, en tombe fou amoureux et se voit contraint d’affronter les ex maléfiques de celle-ci dans un joyeux vacarme délirant. A partir de là, la série dérive un peu de l’histoire originale et laisse plus de place à la galerie de personnages secondaires qui sont beaucoup plus développés que dans le film.

L’animation est réalisée par un studio japonais, Science Saru, donc si vous aimez les animés, vous devriez accrocher au style graphique qui colle bien d’ailleurs au style utilisé par la BD, à base d’onomatopées et d’images psychédéliques, avec ses personnages aux grand yeux, et cerise sur le gâteau, on retrouve - en tout cas dans la VO anglaise - le casting du film au grand complet qui reprend les mêmes personnages dans le dessin animé : Michael Cera est Scott Pilgrim, Mary Elizabeth Winstead est Ramona Flowers, Chris Evans est Lucas Lee, Aubrey Plaza est Julie Powers, Kieran Culkin est Wallace Wells, etc. Du beau monde au micro !

Un dessin animé avec une joyeuse bande de jeunes adultes plus loufoques les uns que les autres que je vous encourage à (re)découvrir. Et puis c’est truffé d’”easter eggs” et de clins d’œil pour cinéphiles aguerris, on retrouve même un duo d’agents de sécurité à qui Simon Pegg et Nick Frost prêtent leur voix; si je vous dis “trilogie cornetto” et que vous comprenez la référence, cette série animée est assurément faite pour vous. On a même droit à une mise en abyme particulièrement savoureuse lorsque l’histoire de Scott est transposée au cinéma et que nous assistons au tournage en studio avec la superstar Lucas Lee dans le rôle de Scott Pilgrim !

Côté bande son, on retrouve bien sûr la chanson thème du film qui avait été inspirée au groupe Beck par les cases de la BD : “We Are Sex Bob-Omb", l’hymne du groupe de rock de Scott. En générique du dessin animé, la chanson “Bloom” est chantée par le groupe japonais Necry Talkie.

Alors si vous aimez les jeux vidéo, les comics ou autres manga, la musique rock et les super-héros, cette nouvelle adaptation de « Scott Pilgrim » parlera particulièrement au geek qui se cache en vous.
Durée de la série : 8 épisodes de 26-29 minutes
Date de sortie sur Netflix : 17 novembre 2023
Genre : Animation, comédie, action
Créée par Brian Lee O’Malley, BenDavid Grabinski – Avec Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Chris Evans, Brie Larson, Aubrey Plaza, Kieran Culkin, Alison Pill, Brandon Routh, Jason Schwartzman.
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Cyberpunk : edgerunners

11/9/2023

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​Résumé de la série:
 
Série animée dérivée du jeu vidéo « Cyberpunk 2077 ». Elle raconte une histoire indépendante sur 10 épisodes à propos d’un enfant des rues essayant de survivre dans une ville du futur obsédée par la technologie et les modifications corporelles. Ayant tout à perdre, il choisit de rester en vie en devenant un edgerunner- un hors-la-loi mercenaire également connu comme un cyberpunk.
 
Note de la série : ★★★ (par François)
 
Avis : Amateurs de jeux de rôle plateau mais également de jeux vidéos, il y a de fortes chances que vous connaissiez la franchise Cyberpunk. Et cela tombe bien car Netflix a pensé à vous ! 
Pour les autres, il s’agit d’un univers dystopique baigné de transhumanisme présentant un univers sombre, violent et paradoxalement très coloré ! Suivez le guide !

​Passé le générique d’ouverture « Out of control » gratiné aux sonorités électro-rock de Franz Ferdinand avec leur titre This Fffire, la série se montre impactante dès les premiers instants et baignera le spectateur dans l’univers du célèbre jeu vidéo « made in » CD Projekt Red. D’ailleurs, des lieux et clins d’œil sont présents et renforcent un peu plus l’immersion.
​

David est le héros de cette histoire futuriste. Pauvre, sa mère se saigne au quotidien afin qu’il aille à la prestigieuse (et onéreuse) académie de la société Arasaka. Marginal, l’adolescent peine à trouver sa place parmi ses camarades d’école bien plus argentés que lui. Hélas, David perd sa mère et se retrouve seul dans un monde en proie à une violence de tous les instants. Plutôt que d’être une victime, David choisira de quitter l’école pour intégrer un gang afin de gagner rapidement de l’argent. Du haut de ses 17 ans, le jeune homme était jusqu’ici vierge de tout implant…Mais ça c’était avant. Désormais, David s’est installé un implant militaire trouvé par hasard et voit sa vie changer. A présent, la victime a changé de camp…
 
Alors que le premier épisode possède presque une dimension sociologique, la suite s’apparente à un film d’action. Aussi, si le début est marqué par la fracture sociale entre les riches possédant une assurance et donc l’accès aux soins de santé, les pauvres sont laissés pour compte.
 
Quant à la suite, celle-ci se veut beaucoup plus nerveuse avec l’ascension de David dans ce monde de violence. Bien sûr, le jeune héros désormais dépendant de ses implants, vit avec le risque de perdre la tête tant le cerveau peut surchauffer sous le poids d’une charge mentale écrasante malgré l’administration de médicaments immuno-suppresseurs. Et quand ceux-ci ne font plus effet, les « cyber » perdent littéralement la tête et s’enfoncent dans une paranoïa destructrice. Oui, ce monde transhumaniste ne laisse pas beaucoup de place à l’espoir et la haine et la violence finissent par corrompre la société dans laquelle évolue le jeune David. Et si l’action rime avec destruction, l’intérêt de la série est ailleurs.
 
Car oui, Cyberpunk est beau, et même graphiquement somptueux par moments. L’esthétique léchée, flashy et furieuse se mêle parfaitement à l’excellente bande son rock. Et si la direction artistique est au top, c’est pour mieux magnifier la ville de Night City et, peut-être, jouer ou rejouer au jeu vidéo !
En définitive, même si d’autres séries dystopiques sont passées par là (coucou Altered Carbon !), Cyberpunk: Edgerunners trouve sa propre voie grâce à une esthétique marquante et une ambiance aux petits oignons. 
C’est pop, coloré et très violent mais cela fonctionne !

​Durée de la série: 10 épisodes de 20-25 minutes
Date de sortie sur Netflix : 13 septembre 2022
Genre : Science fiction, action, animation
Créée par Yoshiki Usa, Masahiko Ootsuka – Avec Kenichiro Ohashi, Aoi Yūki, Kenjiro Tsuda
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One piece

9/19/2023

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Résumé de la série: Monkey D. Luffy est un jeune aventurier qui a toujours rêvé d'une vie de liberté. Quittant son village, il se lance dans un périlleux voyage à la recherche d'un trésor mythique, le One Piece, afin de devenir le roi des pirates ! Mais pour trouver ce fameux butin, Luffy devra assembler l'équipage de ses rêves puis dénicher un navire, quadriller les océans, se défaire de la Marine à ses trousses et se montrer meilleur stratège que les dangereux rivaux qui l'attendent à chaque étape.

Avis : Adapter avec succès en live action le manga culte d’Eiichirō Oda - d’ailleurs le plus vendu au monde -  tient de l’inédit (en plus du miracle !). Car oui, si les aventures de Luffy et de sa bande- nées en 1997 dans le magasine japonais Weekly Shōnen Jump- n’a toujours pas de fin, son adaptation tenait de la mission suicide.
En effet, outre le fait qu’aucun animé digne de ce nom n’a eu droit à une transposition de qualité avec de vrais acteurs ; la richesse de l’univers dépeint est complètement folle ! Et si elle se prête à merveille aux mangas et à l’animation, une transposition avec de « vrais » acteurs avait de quoi effrayer. 
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Alors que certains essaient encore d’oublier le film Dragon Ball Evolution ; les autres paient toujours leurs séances psy après la vision de Saint Seiya, les Chevaliers du Zodiaque. Mais alors, comment expliquer ce miracle made in Netflix qui cartonne à travers le monde?

La réponse est certainement à aller chercher du côté de la très grande vigilance de l’auteur (et ici producteur !) qui a suivi de près la gestation de son bébé, au point de retourner certaines scènes au résultat discutable. Et puis, contrairement aux exemples fâcheux évoqués, cette adaptation est en fait très fidèle à l’esprit du manga ! C’est bien simple, votre serviteur a retrouvé la joie que procurait la découverte du manga !

Cette première saison (la rumeur indique qu’il pourrait y en avoir douze !) est composée de huit épisodes centrés sur l’arc East Blue avec le recrutement des premiers membres de l’équipage de Luffy, pirate au chapeau de paille.

D’ailleurs, le casting est réjouissant tant la plupart des protagonistes ressemblent à leurs homologues « papiers ». Du côté de l’équipage de chapeau de paille, le jeune acteur Iñaki Godoy est pleinement investi dans son rôle de Luffy et on sent qu’il a compris la psyché de son personnage ! Mais les autres acteurs ne sont pas en reste : que ce soit Mackenyu, qui incarne le sabreur Roronoa Zoro, Emily Rudd (Namy) ou même Taz Skylar (Sanji), tous excellent dans leurs rôles. Même les seconds couteaux ne sont pas en reste et parviennent à sortir leur épingle du jeu ! Difficile de ne pas évoquer un chouette trio de la marine avec Vincent Regan (parfait dans le rôle du Vice amiral Garp), mais aussi Morgan Davies et Aidan Scott (eux aussi très fidèles aux personnages qu’ils représentent, à savoir Kobby et Hermep !).

Tout au long des épisodes, nous sentons la passion qui anime les créateurs d’une série faite avec beaucoup d’amour ! De plus, ils ont su sentir ce qui faisait l’esprit de One Piece. Et, à ce propos, les effets spéciaux surprenants et colorés participent à l’ampleur des scènes d’action et la réalisation confiée comme souvent à différents réalisateurs (et une réalisatrice) magnifie les planches monochromes du manga.

A ce stade, nous ne sentons pas encore les limitations du format télévisuel, et mieux, nous avons hâte de voir le reste des aventures de Luffy qui gagneront logiquement en noirceur !

​Durée de la série
: 8 épisodes d’environ 1 heure

Date de sortie sur Netflix : 31 aout 2023
Genre : Aventure, Fantastique, Action
Créée par Steven Maeda, Matt Owens - Avec Iñaki Godoy, Mackenyu, Emily Rudd
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Cobra Kai

2/18/2021

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Résumé de la série: Une suite de "Karaté Kid" se déroulant de nos jours, plus de trois décennies après les événements du film. Johnny, qui cherche la rédemption, rouvre le dojo Cobra Kai et relance sa rivalité avec Daniel. Les deux hommes vont être confrontés aux démons du passé et aux frustrations du présent.

Note de la série : ★★★★ (par François)

Avis : Souvenez-vous ! Nous étions en 1984 et la musique de Bill Conti magnifiait un film de karaté qui allait marquer toute une génération ! Le succès de "Karaté Kid" ainsi que d’autres œuvres (vous avez dit Tortues Ninja ?) traduisait la fascination de l’Occident pour les arts martiaux.  Mais revenons à Karaté Kid… Il sera suivi de trois suites assez plaisantes à regarder (dont "Miss Karaté Kid" avec la jeune Hilary Swank). Et puis, plus rien depuis le remake tardif de 2010 avec Jackie Chan et Jaden Smith. 
​Heureusement, en 2018, Youtube lançait avec succès la série Cobra Kai qui allait être rachetée par Netflix. Aujourd’hui, trois saisons sont disponibles et nous nous sommes lancés dans une séance de rattrapage très réjouissante ! Mais quelle est la recette de ce succès inattendu ?

«  Hé! Tu as un prénom? Ali avec un I Et toi, c'est comment? Daniel... avec un L » Karaté Kid

Dire que la vague nostalgique des années 80 continue de nous enthousiasmer est un sacré pléonasme ! Entre le tsunami provoqué par Stranger Things et la nouvelle adaptation de Dark Cristal, figure en bonne place Cobra Kai qui ravive formidablement et 34 ans après le premier film, la célèbre licence !

Il y a, dans certains films, une innocence et une vérité qui touchent le spectateur en plein cœur. Rocky avait su, de par sa simplicité (du moins sur le papier) nous émouvoir en présentant une galerie de personnages extrêmement touchants. Karaté Kid sentait bon les années 80 et gardait cette même naïveté et un amour pour ses personnages principaux incarnés par Ralph Macchio (Daniel Larusso) et son vieux sensei Mr. Miyagi interprété alors par feu Pat Morita (qui nous a quitté en 2005).
Alors que la jeune Elisabeth Shue faisait tourner la tête du héros et celle de son némésis William Zabka (Johnny Lawrence), on y apprenait que le Karaté pouvait se pratiquer de manières très différentes. Soit en utilisant une voie centrée sur soi et la gestion de ses émotions comme moyen de défense ou en utilisant sa colère pour se fortifier un peu plus. 
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 Ce choix, c’est l’essence même des films Karaté Kid mais aussi celui de ses personnages principaux. Alors que le fraichement débarqué Daniel Larusso choisit la voie du Miyagi do grâce au concierge de son hôtel ; Johhny Lawrence, petite frappe de son état, entretient sa rivalité avec le nouveau en choisissant d’adhérer aux valeurs de violence prônées par le dojo Cobra Kai.

« Karaté sert seulement défense » Mr. Miyagi

Fruit de son époque, l’atmosphère du premier film était pétri d’innocence grâce à Daniel Larusso, un chevalier blanc à la fois poli et respectueux.  De l’autre côté, Johnny Lawrence, apparaissait comme le chef de bande craint et respecté. En revoyant le film aujourd’hui, on se dit qu’il agit telle la célèbre madeleine pour nous laisser en bouche le goût de notre enfance. Mais 34 ans après le côté très lisse de ce petit bonbon acidulé, si on inversait les rôles ?
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« La douleur n'existe pas dans ce dojo, la peur n'existe pas dans ce dojo. Non, Sensei! » Kreese-Johnny Lawrence

Inutile de tourner autour du pot, si la série Cobra Kai est aussi réussie, c’est parce qu’elle a su garder l’ambiance des années 80 pour la retranscrire de nos jours ! Daniel Larusso est à présent un concessionnaire à succès martelant à qui veut l’entendre ses exploits passés (« On éclate la compétition!)». Johnny, lui, n’a pas eu une vie facile. Séparé de sa compagne, il ne voit plus son fils et lutte constamment contre ses vieux démons en trouvant refuge dans l’alcool. Pourtant, cette fois, c’est lui le héro (antihéros même) puisque son dojo Cobra Kai va revenir sur le devant de la scène et contrarier Daniel qui, bien que pratiquant toujours, a tourné la page du karaté depuis la mort de son sensei.

Inutile de vous dire que le miracle se produit dès les premières minutes ! Choisissant d’ouvrir le premier épisode sur un court flash-back de la fin du premier film où Daniel Larusso met au tapis Johnny Lawrence,  Cobra Kai s’ouvre sur ce même Johnny, désormais quinquagénaire, dans la même position mais dans son lit cette fois. Entouré de bouteilles vides et de paquets de chips à moitié ouverts, Johnny vit dans le même quartier populaire que celui de Daniel des années auparavant.  La vie ne l’a pas épargné et depuis la fermeture de son ancien dojo tenu par son sensei John Kreese (Martin Kove), il enchaine les petits boulots et entretient l’espoir de renouer avec son fils Robby (Tanner Buchanan).

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​Le hasard fait qu’il recroisera la route de Daniel qui, lui, connait le succès en vendant des voitures dans un quartier chic de la San Fernando Valley. Marié à une femme (talentueuse Courtney Henggeler) qui travaille à ses côtés et père d’un garçon et d’une fille, la vie de Daniel s’écrit sans nuage. De ces retrouvailles qui ravivent les vieux démons, les deux anciens opposants décideront de rouvrir leurs dojos et d’entamer une revanche sur le passé.
Désormais senseis auprès des jeunes, les deux anciens rivaux inculqueront des valeurs très différentes : alors que le courant Miyagi Do de Daniel est pensé pour la défense et le respect de soi et de l’autre, le karaté de Cobra Kai vise l’excellence par tous les moyens ; aucune pitié !

Miroir, mon beau miroir…

Fonctionnant à la manière d’un miroir temporel, le passé se rappelle constamment au présent et vice versa. Le héros d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui car la société aussi a évolué. Désormais les vauriens emportent le cœur du public et les antihéros sont plus fascinants à suivre que les chevaliers blancs. Le spectateur suivra avec émotion les tentatives constantes de rédemption de Johnny, excessivement attachant de maladresses ! Cet inadapté aux technologies de notre temps a trop longtemps tourné le dos à celles-ci. Trop occupé à fuir ses rapports de force d’avec son beau-père fortuné mais si peu attentif, nous comprenons ses souffrances. Son parcours nous est dévoilé, et, grâce aux nombreux flash-back, nous revoyons que les valeurs et la vision qu’il défend encore aujourd’hui lui ont été dictées avec force par son ancien sensei Kreese.

Il y a un peu de l’attitude que revêtait le personnage de Clint Eastwood dans Gran Torino chez Johnny Lawrence. Old School, inadapté à certains aspects du quotidien et légèrement xénophobe, Johnny est resté dans les années 80 au volant de sa Pontiac Firebird. Bien sûr, le mauvais sort s’acharnant sur lui, il n’aura d’autre choix que d’évoluer. A l’instar de sa nouvelle voiture, une Dodge Challenger, il devra remonter sur le ring, mais cette fois en choisissant d’éduquer les jeunes qui sont les souffre-douleur de leur école. Après avoir persécuté dans sa jeunesse le jeune Larusso, Johnny apprend aux jeunes à se défendre et leur donne des outils pour affronter une vie qui ne lui a pas fait de cadeau.  Bien sûr, les méthodes trop brutales de Kreese ne trouvent pas leur place ici mais le karaté enseigné par Johhny reste très offensif. Nous vous parlions de miroir… et de rédemption.

Comme le Yin et le yang…

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Son interprète William Zabka est fantastique dans le rôle de ce looser magnifique au cœur tendre ! Il mériterait sans mal un prix pour son rôle qui permet de développer intelligemment son personnage du premier Karaté Kid.
Désarmant de sincérité, l’acteur sait nous émouvoir avec parfois un regard. Comment ne pas aimer ce personnage torturé et magnifiquement écrit par trois scénaristes, eux-mêmes fans de la saga originelle ? Josh Heald, Jon Hurwitz et Hayden Schlossberg conçoivent formidablement chacun des épisodes de 30 minutes comme une aventure en soi. Mais le véritable danger était de concentrer leurs efforts dans le développement du personnage de Johnny et négliger les autres ! ​
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Il n’en est heureusement rien puisque Ralph Macchio reprend son rôle en respectant la trajectoire initiée par les films. Et comme il affiche toujours son sourire Colgate à chaque occasion, on s’agace souvent devant ce winner sans peur et sans reproche. Pourtant, les scénaristes ont trouvé ce qui allait nourrir la construction de son personnage. Voulant suivre les pas de son ancien sensei, maitre Miyagi, Daniel se questionne souvent et se remémore les expériences éprouvées aux côtés de son vieux maitre pour avancer dans la bonne direction. D’ailleurs, de nombreuses scènes mettent en place une solide tension qui se retrouve désamorcée avec beaucoup d’humour… au plan suivant ! Les deux compères s’entendent comme chien et chat mais nous livre avec bonheur de belles scènes de complicité, à l’image de celle du petit déjeuner chez les Larusso.

Miyagi-Do VS Cobra Kai

Et comme si cela ne suffisait pas, la série ne regarde pas uniquement en arrière et se tourne aussi vers l’avenir et la jeune génération. Les autres protagonistes sont tous bien développés grâce à une écriture soignée et les adolescents, membres des deux dojos, se battent aussi avec leurs problèmes et leurs défis. Continuant de fonctionner en miroir, de nombreuses relations de rivalité ou d’amitié se forgent à deux. Citons par exemple les personnages d’Eli « The Hawk » Moscowitz face à Demetri ou encore Miguel face à Robby. Les filles ne sont pas en reste avec la relation de haine de Tory envers Samantha Larusso.

Mais le bonheur du fan passe par les invitations adressées aux anciens acteurs de la saga qui, en répondant présents, servent tous la trame de l’histoire. L’écriture n’est jamais trop facile lorsqu’il s’agit de faire revenir de vieux visages. Tout au plus, nous regrettons, à certains moments, des scènes trop appuyées ou farfelues (comme la clôture de la saison 2).

Pour le reste c’est un sans faute, tant au niveau de la réalisation que du jeu mais aussi de la musique ! L’ombre de Bill Conti continue de planer grâce aux partitions conjuguées de Leo Birenberg et de Zach Robinson. Quant à l’ambiance encore très pop des années 80, on la doit aux standards (parfois) déjà entendu dans les films comme le mythique Cruel Summer  des Bananarama. D’autres pépites raviront les oreilles les plus délicates avec le légendaire Back in Black d’AC/DC ou le Sirius d’Alan Parsons Project.
​

Pour l’heure, après trois saisons qui élèvent Cobra Kai au rang de grand maître des séries « revival », la question est de savoir ce que nous réservent les scénaristes pour la suite ? Quel fantôme pourrait revenir pour écrire une nouvelle page de l’histoire ? 
De notre côté, nous aimerions tellement revoir Terry Silver, le grand méchant de karaté Kid 3 interprété à l’époque par Thomas Ian  Griffith. Mais qui sait ? les voies du karaté sont impénétrables…

​Durée de la série 
: 3saison de 10 épisodes d’environ 30 minutes.  

Date de sortie sur Netflix : 18 juin 2018
Genre: Comédie dramatique
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Lupin

1/11/2021

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Résumé de la série : Il y a 25 ans, la vie du jeune Assane Diop est bouleversée lorsque son père meurt après avoir été accusé d'un crime qu'il n'a pas commis. Aujourd’hui, Assane va s'inspirer de son héros, Arsène Lupin - Gentleman Cambrioleur, pour le venger…

Note de la série : ★★ (par François)

Avis : Vendredi dernier, Netflix lançait sur sa plateforme sa nouvelle série « Lupin » avec Omar Sy dans le rôle phare, non pas celui d’Arsène Lupin, mais d’un homme en quête de vengeance et qui va utiliser quelques tours du célèbre gentleman cambrioleur pour arriver à ses fins.  Assurément, la série risque de diviser un public qui sera soit amusé par l’audace de ce voleur ou agacé par des facilités vraiment trop grossières. A moins que ça ne soit un peu des deux…
Du côté de la réalisation, trois réalisateurs sont aux commandes, même si on retient peut-être davantage le premier : Louis Leterrier. Responsable de la série « Dark Cristal » et des films tels que le « Transporteur », le « Choc des Titans »,  « Insaisissables » et même de l’ « Incroyable Hulk »,  le réalisateur n’a plus à prouver sa compétence pour nous emmener au cœur de l’action. Mais cette fois, il a voulu revenir en France et toucher tous les publics.

Assane Lupin

Avant de poursuivre, il est important de signaler qu’il ne s’agit pas ici d’un remake d’Arsène Lupin puisqu’Omar Sy incarne le personnage d’Assane Diop dans le Paris que l’on connait aujourd’hui. D’ailleurs, lorsqu’on lui a demandé quel genre de projet il aimerait tourner, l’acteur a répondu « Arsène Lupin ». La résultante est donc un vrai choix d’acteur et son ami réalisateur a fait le reste.

Ambitieuse, la série a réellement été tournée à Paris et plus précisément au Louvre pour une ultra célèbre. La volonté des réalisateurs était de rendre la série accessible et de développer une préoccupation familiale afin que chacun profite, selon son âge, du spectacle proposé, mission réussie.

La mise en scène assure un côté spectaculaire et la série se laisse agréablement regarder tant le rythme est à la fois rapide et constant.   Le casting, bien constitué, offre un beau panel de comédiens qui s’en donnent à cœur joie. Ludivine Sagnier est parfaite dans son rôle d’ancienne compagne d’Assane avec qui, elle a eu un enfant. Touchante, l’actrice joue avec justesse et apporte beaucoup de fraicheur à la série. D’autres comédiens incarnant des personnalités attachantes et très différentes les unes des autres. Saluons d’ailleurs les prestations de Clotilde Hesme, Hervé Pierre, Antoine Gouy, Soufiane Guerrab, Vincent Londez, Shirine Boutella et même de Nicole Garcia.

Hélas, même si les épisodes s’enchainent efficacement, cela se fait avec de très grosses facilités scénaristiques qui provoquent au mieux des sourires, au pire, un sentiment de frustration tant le scénario ne parvient jamais à rejoindre la subtilité du personnage duquel il s’inspire. 
Enfin, avis aux amateurs, la série se termine sur un cliffhanger qui aboutira à une suite assez rapidement  et fera probablement le bonheur des petits et des grands.

Durée de la série : 1 saison de 5 épisodes d’environ 50 minutes.  
Date de sortie sur Netflix : 8 janvier 2021
Genre: Aventure/policier/thriller
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Le jeu de la dame

11/11/2020

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Résumé de la série : Placée en orphelinat à l’âge de 9 ans, Beth développe un talent étonnant pour les échecs… et une addiction aux tranquillisants verts donnés comme sédatifs aux enfants.

Note de la série : 9/10 (par Véronique)

Avis : Il y a eu « Le prodige » de Edward Zwick et il y a à présent « Le jeu de la dame » de Scott Frank. Tous deux ancrés dans la Guerre Froide qui oppose la Russie aux Etats-Unis et dans le monde des échecs a priori imperméables à ceux qui n’y connaissent rien, ces deux projets recèlent les mêmes qualités de jeu, de mise en scène et de proposition scénaristique passionnante à bien des égards.  Si l’un se déclinait dans un long-métrage de presque deux heures et faisait la part belle à l’histoire véritable de Bobby Fisher, le second est une mini-série totalement fictive, chronophage et à binge-watcher de toute urgence. ​
Si les comparaisons sont minces et le sujet, le format, les enjeux réellement différents, ils partagent ce point commun essentiel : rendre fascinant un univers pour lequel on se passionne et sort interpellés et curieux.

Du sous-sol au top des classements.

« Le jeu de la dame » (« A queen’s gambit » dans sa version originale), est une mini-série incontournable mise en scène avec brio par Scott Frank et Allan Scott, deux réalisateurs somme toutes peu connus si ce n’est pour quelques métrages anecdotiques vite vus, vite oubliés. 
​Le format utilisé pour conter le récit d’Elisabeth Harmon s’adapte parfaitement au sujet proposé et se décline en sept épisodes denses et riches pour lesquels on ne peut que se passionner, que l’on connaisse ou non le célèbre jeu évoluant sur un échiquier. Avalés aussi vite que les tranquillisant qui stimulent l’héroïne de la série, les chapitres nous entraînent de l’entrée à l’orphelinat de la toute jeune Elisabeth (incroyable Isla Johnston) aux plus grands tournois internationaux à travers lesquels elle s’est frayée une voie. 
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​Solitaire, capable du meilleur comme du pire, Beth a su difficilement se faire une place dans la société américaine des années 50 et 60 où les femmes se tenaient loin des fameux échiquiers et pour lesquelles le mot « tablier » n’évoquait pas le plateau de jeu réservé à une élite masculinisée. Orpheline, c’est auprès du concierge de Methuen où elle grandit que la jeune Elisabeth découvre ce jeu qui sera son seul refuge, son obsession et sa seule raison de vivre. Du moins, la plupart du temps…
 
Son enfance troublée, ses addictions à l’alcool et aux médicaments seront les seuls véritables ennemis à abattre pour grandir et sortir son meilleur jeu. Son travail acharné, ses lectures et ses rencontres pourraient bien faire d’elle le nouveau maître des échecs qui battrait à plate couture les joueurs redoutables et les mieux classés, fussent-ils américains, européens ou russes… si ses assuétudes n’étaient pas plus grandes que sa propre volonté de briller.
 
Une cadence et un casting parfaits

Au fil des épisodes, on comprend alors comment la fillette prodige évolue dans un univers essentiellement masculin et où rivalité mais aussi camaraderie la porteront très loin, à Mexico, Paris, Moscou et consolideront aussi son propre destin.

Réalisée à la perfection, la série parvient à être un juste équilibre entre scènes de jeu et narration d’une vie, entre émotions et retenue, défis et découverte de soi. Son casting irréprochable, la minutie de ses décors, ses atmosphères, ses manipulations de pièce en font un chef d’œuvre dont il est difficile de se détacher, une série qui se révèle être incontournable alors que rien, sur le papier, ne laissait le présager.

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​Anya Taylor-Joy (qui n’a jamais cessé de nous bluffer quels que soient les rôles dans lesquels on a pu la voir évoluer), figure de proue de la série, Marielle Heller (pour qui on se prend réellement d’affection en mère de substitution), Harry Melling (qui revient décidément en force ces derniers temps),Thomas Brodie-Sangster (Newt dans la saga « Le Labyrinthe »), Jacob Fortune-Lloyd  ou encore Moses Ingram, Marcin Dorocinski et Bill Camp donnent vie de la plus éloquente des façons à des personnages que l’on croirait inspirés d’une histoire vraie si nous ne savions pas que tout cela n’était qu’une fiction, sortie de l’imagination de Walter Tevis. 
​Si la rumeur de son adaptation par feu Heath Ledger est insistante, nous ne pouvons que saluer le choix de son format qui se prête davantage à la présentation de la psychologie de son héroïne, la construction de son jeu mais aussi de sa féminité. La relation maternelle mise en place, les rencontres décisives de cette jeune femme que rien n’arrête si ce n’est la peur de l’échec, sa solitude et l’entraide d’hommes qui deviennent peu à peu des repères, n’auraient pas pu être présentés aussi subtilement et le résultat aurait peut-être été en deçà de ce qu’un tel matériau de base offrait à ses spectateurs. 

​
Que dire de la série « Le jeu de la dame » si ce n’est qu’il faut oser pousser la porte de son premier épisode pour y succomber ?
Il y a fort à parier que vous n’aurez pas à le regretter et que votre soirée se terminera aux lueurs du matin tant vous aurez envie de la dévorer…

Durée de la série : 1 saison de 7 épisodes d’environ une heure.  
Date de sortie sur Netflix : 23 octobre 2020
Genre: Drame
Titre original : A queen’s gambit 
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Brooklyn nine-nine

8/7/2020

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Résumé de la série : La vie au sein du commissariat de police de Brooklyn n'est pas de tout repos : une pléiade d'inspecteurs un poil loufoques doivent jongler entre leur mission de protéger et servir les habitants de la ville, leur vie personnelle et surtout celle du bureau.

Note de la série: 8/10 (par François)

Avis:  
Ah, les films de notre enfance ! Nous pourrions évoquer ce sujet pendant des heures, le sourire aux lèvres et le regard rieur, en se disant que, à l’époque, nous pouvions rire de tout (ou presque) car il y avait une certaine naïveté dans l’air et qu’on osait beaucoup plus ! Depuis, une certaine culture bien pensante est passée par là avec son cortège de censures, ses faux débats, ses procès sur les réseaux sociaux et le vol en éclats de certaines libertés artistiques, mais c’est un autre débat !
Cela ne vous rappelle rien ?

​Alors que cet esprit bon enfant nous manque cruellement aujourd’hui, nous pouvons heureusement compter sur la très agréable série « Brooklyn Nine Nine » pour découvrir ceux qui deviendront certainement de vieux amis !
​
Enfant, il y a une franchise que nous adorions regarder à la tv (et qui fonctionne toujours actuellement dans ses premiers volets), c’est la série des « Police Academy » ! Mais si ! Souvenez-vous de ces héros déjantés, véritables bras cassés que représentaient Mahoney, Jones, Tackleberry, Zed, Proctor, Lassard et Harris pour n’en citer qu’une (belle) poignée.  En fait, ce que nous aimions par-dessus tout, c’était le côté à la fois léger et inoffensif que revêt l’insouciance et provoque un rire spontané ! Car oui, nous riions de leurs (més)aventures mais surtout des belles relations qu’ils entretenaient ensemble (souvent en duo d’ailleurs) et qui apportaient à l’ensemble un certain dynamisme.

Brooklyn Nine-Nine où le commissariat bonheur ! 

Car si la série qui nous occupe séduit à plusieurs niveaux, c’est peut-être parce que dans notre inconscient, nous aimons retrouver une belle bande de copains. Tout d’abord, son format est assez court (comptez 20’ par épisode) et va donc directement à l’essentiel. D’ailleurs, celui-ci rappelle d’autres séries cultes portant les noms de « Friends », « Big Bang Theory » ou encore « How I Met Your Mother ». En vingt minutes vous avez un début, un milieu et une fin, avec à chaque fois, une nouvelle intrigue policière mobilisant les différents protagonistes farfelus du commissariat du 99e !

Mais l’atout principal de la série, c’est sans conteste ses acteurs qui nous procurent de francs éclats de rires. Commençons par le leader du groupe, Jake Peralta, qui est incarné à l’écran par l’humoriste Andy Samberg, expert en la matière tant les nombreuses vannes s'enchaînement à l’écran ! Fort de son succès de comédien dans le Saturday Night Live, il insuffle un vrai vent de fraîcheur à la comédie ici dépeinte. La relation que son personnage développe avec sa collègue Amy Santiago (Melissa Fumero vraie « première de classe » dans la série) est vraiment plaisante à suivre. Et que dire du reste de cette équipe (très ?) particulière ? Face à ce trublion de Jake Peralta, et afin d’apporter un peu de crédit à son commissariat, nous retrouvons l’ultra fermé Capitaine Raymond Holt (très convaincant Andre Braugher) qui se risque rarement, et de manière un peu maladroite, à lâcher un sourire. Assisté par un sergent que nous aurions du mal à décrire tant son personnage est fabuleux, Terry Crews (Expendables 1-2-3) met son physique en avant (il jouait en tant que footballeur américain professionnel) pour creuser l’écart entre nos représentations de ce gars bodybuildé et son comportement dévoué à sa femme et à ses deux filles.  C’est que sous ses allures d’ours, se cache un vrai papa poule au cœur d’artichaut qui saura protéger les membres du 99e. L’amusement vient aussi de presque toutes les apparitions de l’acteur ! Un grand coup de chapeau aux scénaristes et dialoguistes !

Heureusement, Jake pourra toujours compter sur son ami Charles (Joe Lo Truglio), véritable gastronome, souvent malheureux en amour et doté d’un comportement assez…particulier qui amuse, malgré lui, ses infortunés collègues. D’ailleurs, nous remarquons que plus les épisodes défilent, et plus nous sentons le soin apporté à ce personnage; un bon point donc ! Bien sûr, ce petit monde ne serait pas complet sans le duo de flics flemmards que représentent les inséparables Hitchcock (Dirk Blocker) et Scully (Non…pas la rousse de « X-files » mais plutôt un baryton grisonnant et bien portant) joué par le très chouette Joel McKinnon Miller. Enfin, le bureau de ce commissariat un peu spécial comprend une policière et une standardiste aux comportements diamétralement opposés. Alors qu’un véritable volcan sommeille à l’intérieur de la première (Stephanie Beatriz est tout simplement excellente dans son rôle !), le côté « baba cool » de la deuxième (toute aussi géniale Chelsea Peretti) permet de calmer le jeu de ce monde un peu fou…​
De par ses nombreux gags visuels, le comique de situation délicieux, le jeu de ses acteurs- fonctionnant bien en paires de duos- et la rapidité d’exécution de son rythme, « Brooklyn Nine-Nine » nous apparaît aujourd’hui comme étant une série encore trop méconnue malgré un potentiel qui ne semble pas diminuer avec les épisodes ! Qu’il est bon de rire avec ce commissariat du 99e ! 
Durée de la série : 7 saisons avec 143 épisodes d’environ 20 minutes. Les cinq premières saisons sont actuellement disponibles sur Netflix
Genre: Comédie
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